Top 14: Le Stade Français «a montré qu'il en avait dans le caleçon» face au Racing-Métro

RUGBY Les joueurs de Quesada ont gagné à Colombes à quatorze contre quinze pendnat plus d'une heure (29-18)...

avec AFP

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Julien Dupuy et le Stade Français ont signé un exploit à Colombes.
Julien Dupuy et le Stade Français ont signé un exploit à Colombes. — THOMAS SAMSON / AFP

Au courage, le Stade Français a surmonté une heure d'infériorité numérique pour s'adjuger un derby sous haute tension face au Racing-Métro (29-18) et filer droit en phase finale du Top 14, dimanche à Colombes en clôture de la 24e journée.

Il n'y a désormais plus qu'un improbable cauchemar qui pourrait priver le club parisien de cette phase finale après laquelle il court désespérément depuis 2009. Avec 10 points d'avance sur la 7e place à deux journées de la fin, le voilà quasiment assuré de goûter à l'épilogue de la saison.

L'an passé, il en avait été privé dans la dernière ligne droite, sa descente aux enfers coïncidant avec une défaite à Jean-Bouin face au Racing. Alors il flotte un petit parfum de revanche après ce succès quasi-inespéré, tant l'exclusion prématurée du capitaine Sergio Parisse (19e) aurait pu fausser le cours de cette rencontre par ailleurs de médiocre facture. Son soi-disant plaquage haut sur l'arrière Brice Dulin, peu évident, n'aura pas fini de faire couler de l'encre.

«Sergio s'en voulait mais je lui ai dit que grâce à lui le groupe a prouvé qu'il avait une grosse paire dans le caleçon», a métaphorisé avec une certaine élégance l'entraîneur parisien Gonzalo Quesada. «Je ne sais pas quels mots employer pour exprimer ma fierté envers ce groupe», a-t-il poursuivi.

Le Racing-Métro, bredouille, s'offre de son côté des sueurs froides avant de se déplacer samedi prochain à La Rochelle, qui voudra entériner son maintien dans l'élite. Le club francilien, 6e, est à hauteur d'Oyonnax (5e, 58 pts) et n'a que trois longueurs de plus que Montpellier et Bordeaux-Bègles. Cette deuxième défaite de la saison à Colombes, où il a aussi concédé deux matches nuls, jette le doute .

«On est dans l'urgence de se remettre au travail, avec beaucoup d'humilité, de sérieux et de rigueur, avec des vertus qui peut-être nous ont échappés ces dernières semaines», tempête l'entraîneur Laurent Labit, en promettant «des sanctions».