VIDEO. Les cinq grands moments du sport français de nuit (et que vous avez raté)
OPEN D'AUSTRALIE•Parce que, comme à Melbourne, l’amour du sport passe parfois par de longues nuits blanches et des réveils difficiles….J.L.
Une sieste à 23h pour anticiper, un sandwich pendant l’action pour se relancer, et du café le reste de la journée pour ne pas sombrer. Voilà, en résumé, les conseils des fans de sport noctambules contactés par 20 minutes pour rester éveiller la nuit pendant l’Open d’Australie et la NBA. Parfois, le sacrifice en vaut la chandelle. Retour sur les moments de grâce du sport français… de nuit.
France-Brésil, finale des JO de Los Angeles 84
1984, c’est l’été de tous les possibles pour le foot français. Les Bleus viennent de remporter le titre de champion d’Europe à la maison, l’URSS et le bloc de l’est boycottent les Jeux et le Brésil envoie une équipe de club (Porto Alegre). Victorieuse à l’arrachée de la Yougoslavie en demies, l’équipe de France roule sur le Brésil devant 100 000 spectateurs dans le Rose Bowl de Pasadena. A 4h du matin en France. Ceux qui se sont levés ont bien fait.
Marie-Jo Pérec à Atlanta en 96
La Reine Marie-Jo au sommet de sa carrière. Porte-drapeau pendant la cérémonie d’ouverture, elle n’a laissé personne sur le porte-bagages au stade olympique. Sur 400m, elle écrase la concurrence et Cathy Freeman. Trois jours plus tard, c’est le moment de grâce sur le 200m. Loin derrière à mi-course, Pérec croque Merlène Ottey au finish, dans la touffeur moite des soirées de Géorgie. En France, à cette heure-ci, il faisait nettement plus frais.
France-Etats-Unis de basket à Sydney en 2000
Bien sûr il n’y avait presque aucune chance de voir la France de Crawford Palmer remporter l’or au détriment des la dream team américaine de Payton, Kidd ou Garnett. D’ailleurs, les Bleus ont perdu. Mais qui n’a pas eu la chair de poule, discrètement quand même, on ne crie pas à 6h du mat’, quand un trois points de Rigaudeau ramenait la France à 75-71 dans le dernier quart?
Finale de la Coupe Davis 2001
Là ce n’est pas une nuit, ni une, ni deux, mais trois d’affilée qu’il a fallu rogner pour vibrer en silence dans le salon, pendant que les parents dorment juste à côté. Le jeudi soir, il fallait avoir du courage pour croire en Nicolas Escudé face à Lleyton Hewitt. Courage récompensé, comme le lendemain, quand Pioline et Santoro marchaient sur la paire Rafter-Hewitt. Les vrais, évidemment, étaient encore là samedi vers 5h du matin, pour le passing de revers définitif du Scud’ contre Arthurs.
Alain Bernard aux JO de Pékin
La double lame. En août 2008, les fans de natation ont mis deux fois le réveil pour Alain Bernard. Ou alors une seule, s’ils sont mauvais perdants. La première occasion? Ce relais 4 fois 100m de légende, que les Bleus ont mené tout du long avant que Bernard ne fiche tout par terre sur la dernière longueur. Pas grave, le jour de gloire était juste un peu plus tard, sur 100m. Il fallait juste lui faire confiance.



















