Bastia-PSG: Mais que devient Claude Makelele?

FOOTBALL Ancien adjoint au PSG et viré de Bastia cet automne, l’ancien milieu des Bleus n’a pas renoncé à sa carrière d’entraîneur…

A.M. et R.B.

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Claude Makélélé lors de PSG-Bastia, le 16 août 2014 au Parc des Princes.
Claude Makélélé lors de PSG-Bastia, le 16 août 2014 au Parc des Princes. — J.E.E./SIPA

Pas sûr qu’on l’aperçoive samedi dans les travées d’Armand-Cesari. Voire quasiment impossible. Mais cela ne veut pas dire que Claude Makelele ne regardera pas le Bastia-PSG qui s’annonce, un match qui oppose ses deux derniers employeurs. Viré de Corse en novembre, «Make» s’est fait discret depuis son éviction. On ne l’a entendu publiquement qu’une fois, lors du Canal Football Club ayant suivi son renvoi.

L’ancien milieu de terrain du Real Madrid assurait à l’époque: «Je vais terminer mes diplômes, je vais voyager un peu, voir les matchs, rencontrer mes ex-entraîneurs, approfondir ce dont j’ai besoin.» Depuis, on l’a aperçu à la Commanderie pour suivre les conseils de Marcelo Bielsa, accompagné de ses camarades de promo Zinedine Zidane, Bernard Diomède et Eric Roy. Sous la conduite de Guy Lacombe, responsable de la formation des entraîneurs.

«Claude est capable de bien l’analyser et de rebondir»

L’ancien coach du PSG a bien discuté de la situation de Makelele avec l’intéressé mais préfère que «ça reste entre nous». «J’ai connu ce genre de tsunamis, je pense que c’est quelqu’un de solide, qui va rebondir et il a déjà des opportunités, il n’y aura pas de problème. Ça va lui servir, ça fait partie de sa construction en tant qu’entraîneur. Généralement, on en sort bien plus fort, c’est quelque chose d’important à connaître. Claude est capable de bien l’analyser et de rebondir», promet-il.

Reste à savoir où. En Corse, «certaines personnes lui reprochaient de ne pas assez s’identifier à Bastia, il venait de Chelsea, du PSG, du Real, quelques petits clubs… A Bastia, numéro 1, c’est autre chose», a témoigné Julien Palmieri, le défenseur bastiais, sur France Bleu 107.1. «Je crois savoir qu’il a des opportunités donc c’est tentant, reprend Guy Lacombe. Ce n’est pas un échec, c’est comme un enfant qui apprend à marcher qui tombe et se relève. Dans le temps, il le fera mais c’est à lui de décider quand il veut se replonger dedans». En attendant, il peut encore savourer les soirées foot dans son canapé.