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Comment les clubs se protègent de la grippe et de la gastro-entérite

Comment les clubs se protègent de la grippe et de la gastro-entérite

SANTELe stade de l’épidémie a été atteint en France mardi…
Romain Baheux

Romain Baheux

C’est une manière de souder le groupe dont les entraîneurs se passeraient bien. Alors que la grippe et la gastro-entérite ont atteint le stade de l’épidémie en France mardi selon l'Institut de recherche pour la valorisation des données de Santé (Irsan), les clubs tentent de laisser ces maladies à la porte du vestiaire. Explications.

Les sportifs sont-ils plus exposés?

A-t-on plus de chances de récupérer des microbes avec son voisin de vestiaire qu'en devisant à la machine à café avec un collègue? «La promiscuité y est encore plus importante et les contacts physiques sont plus nombreux entre les sportifs, explique Nicolas Sarbacher, médecin des basketteurs de Strasbourg (Pro A). Entre les entraînements, les déplacements et les matchs, les possibilités de transmissions sont multiples, sans compter ceux qui ont des enfants. Ça peut décimer des effectifs.» La moindre célébration de but et la moitié de l'équipe risque de se retrouver clouée au lit.

Comment les clubs réagissent?

En deux mots, précaution et vaccination. «Rien qu'un seul joueur malade, c’est embêtant. Dès qu’il y en a plus, ça devient compliqué, souligne Vincent Etcheto, entraîneur des arrières de Bordeaux (Top 14). Si l’un d’eux attrape une gastro-entérite, il reste chez lui pour se reposer et ne pas contaminer les autres.» Au sein des clubs, des mesures d'hygiène supplémentaires sont prises, comme la mise à disposition de solutions hydroalcoolique. Dans le cas de la grippe, le vaccin reste le meilleur moyen de se protéger du virus. «Ce n'est pas toujours facile de les piquer car certains, comme les Américains, sont réticents, raconte Nicolas Sarbacher, qui profite des après-match à Strasbourg pour vacciner staff et joueurs. L'effet de groupe permet souvent de convaincre tout le monde de se laisser faire.»

Peut-on jouer avec?

Tout dépend de la gravité des symptômes. «Si c'est vraiment grave, tu restes cloué au lit, décrit Vincent Etcheto. Tu peux forcer sur quelques blessures musculaires mais la maladie te met les jambes en coton et t'empêche de jouer.» S'il est toujours possible de tirer sur l'organisme en cas de légère fièvre, ça n'est pas pour autant l'idée du siècle. «Les risques de blessure sont plus importants car l'organisme est affaibli, prévient Nicolas Sarbacher. Sur un plan cardiaque, il y a aussi quelques risques.» Autant de bonnes raisons de rester tranquillement dans son canapé.