Cyclisme: Pour Pauline Ferrand-Prevot, Jeannie Longo voulait «ridiculiser» la jeune génération

CYCLISME La nouvelle championne du monde estime, entre autres, que l'étendard du cyclisme féminin pendant plus de 30 ans n'a rien apporté à la nouvelle génération...

N.C.

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Pauline Ferrand-Prevot a remporté le titre de championne du monde sur route, le 27 septembre 2014, à Ponferrada (Espagne).
Pauline Ferrand-Prevot a remporté le titre de championne du monde sur route, le 27 septembre 2014, à Ponferrada (Espagne). — MIGUEL RIOPA / AFP

Un maillot arc-en-ciel, ça donne des ailes. Et libère la parole. Sacrée championne du monde sur route samedi à Ponferrada, en Espagne, la Française Pauline Ferrand-Prevot n'a pas mâché ses mots envers celle qui a vampirisé l'attention médiatique portée sur le cyclisme féminin à coups de podiums pendant plus de 30 ans, Jeannie Longo. Dans un entretien accordé au journal L'Equipe ce mardi, Ferrand-Prevot (22 ans) estime que son aînée «ne nous a rien apporté, à nous, les jeunes. Elle s'est accaparée les médias mais ne nous a jamais transmis son savoir, n'a jamais fait un pas vers nous».

On l'aura compris, la jeune Rémoise regrette l'égocentrisme de la quinquagénaire, 59 titres nationaux et 13 mondiaux. «C'est sa gueule d'abord et les autres passent après, poursuit-elle. Elle ne faisait que les championnats de France pour pouvoir dire: "Regardez, les jeunes n'ont pas le niveau." C'est ce qui m'agace un peu. En gros, elle veut nous ridiculiser.» Ca, c'est dit.