Fausse alerte, l'OM n'est pas encore vendu
FOOTBALL – Alors que Kachkar a annoncé la signature de «l'accord définitif de vente», l'entourage de Dreyfus précise qu'elle «ne sera finalisée que quand le prix convenu sera payé»...S.A (avec AFP)
A Marseille, on appelle cela faire le mariole. A 19h, on pensait l'OM officiellement vendu à un nouveau patron. L'homme d'affaires canadien Jack Kachkar déclarait avoir signé l'«accord définitif de vente» du club phocéen avec son propriétaire actuel, Robert Louis-Dreyfus.
Mais à 20h, un porte-parole de RLD indiquait que «la vente du club ne sera finalisée que lorsque M. Kachkar aura payé le prix convenu». Ce prix, que tout le monde sur la Canebière annonce autour de 115 millions d'euros, semble donc être la principale pierre d'achoppement de l'accord.
Le concours de «banques internationales»
Dans le communiqué de Kachkar était mentionné que «le transfert des titres sera effectif dans les prochaines semaines», sans préciser quand cet accord avait été signé. Selon l'homme d'affaires, cette opération avait pu être réalisée grâce au concours de «banques internationales qui ont des liens avec la France et le monde du sport».
«Cette période a été une vraie épreuve pour ma famille, mes collaborateurs et moi-même en raison des rumeurs incessantes et de la campagne de dénigrement dont nous avons été l'objet», a-t-il affirmé.
La DNCG entre dans le jeu le 7 mars
Peu de temps auparavant, la Commission de contrôle des clubs professionnels de la Direction nationale du contrôle de gestion (DNCG) a convoqué l'Olympique de Marseille le 7 mars «dans le cadre du projet de reprise de l'OM», a annoncé la Ligue de football professionnel (LFP) dans un communiqué.
L'audition aura lieu le 7 mars à 10h. On ne sait pas encore qui sera présent mais des représentants de Robert-Louis Dreyfus et de Jack Kachkar sont attendus.
Kachkar observé par Bercy
L'actionnaire principal de l'OM Robert Louis-Dreyfus avait trouvé un accord en janvier pour céder ses parts au Canadien, dont l'origine des fonds est controversée. Jeudi matin, «Le Figaro» révélait ainsi que la cellule Tracfin du ministère des Finances enquétait sur la nature de ses fonds. Mercredi soir, le businessman canadien avait apporté «de nouvelles garanties financières attestant de sa détermination à se porter rapidement acquéreur du club». Mais sa hâte à le devenir offre à l'OM un nouveau pataquès.



















