Coupe du monde 2014: Navas, Slimani, Origi… Les 10 révélations du Mondial selon «20 Minutes»

FOOTBALL «20 Minutes» a retenu les joueurs qui ont profité de leur séjour au Brésil pour exploser…

Antoine Maes

— 

Keylor Navas, héros de la qualification du Costa Rica pour les quarts de finale de la Coupe du monde, le 29 juin 2014 au Brésil.
Keylor Navas, héros de la qualification du Costa Rica pour les quarts de finale de la Coupe du monde, le 29 juin 2014 au Brésil. — Martin Meissner/SIPA

De notre envoyé spécial à Sao Paulo,

Vous ne les connaissiez pas, ou peu. Et ils vous ont tapé dans l’œil. Quasi-anonymes avant la Coupe du monde, certains joueurs ont explosé sur les pelouses brésiliennes. Au point que vous les avez imaginés signer dans votre club de cœur. A 20 Minutes, on a retenu les 10 joueurs qu’on a le plus aimé découvrir.

Keylor Navas, la muraille du Costa Rica

Ni novice (il a 27 ans), ni totalement sorti de nulle part (il joue à Levante). Mais quand même: le Mondial du gardien du Costa Rica Keylor Navas s’est écrit en lettres majuscules. Des réflexes étonnants, un jeu au pied solide, et un immense charisme: il n’est pas pour rien dans le parcours exceptionnel des Ticos.

Le risque: Signer au Real Madrid, et encaisser un but sur une passe en retrait vicieuse de Sergio Ramos dès la 1re journée. Se faire remplacer par Iker Casillas pour le reste de la saison. Demander son transfert à la trêve, et retourner à Levante la queue entre les jambes?

Islam Slimani, la trouvaille de Vahid

Auteur d’un match héroïque contre l’Allemagne en 8e de finale, Islam Slimani est l’attaquant que se cherchaient les Fennecs depuis des années. Et sa fin de match au courage, rongé par les crampes, a en plus fait énormément pour sa popularité. Pas mal pour un gars qui jouait encore en Algérie quand Vahid Halilhodzic est allé le sélectionner. Sous contrat au Sporting Lisbonne, qui l’a acheté pour 300.000 euros, il vaudrait aujourd’hui 10 millions et aurait des pistes en Angleterre et en Allemagne.

Le risque: Signer à Crystal Palace, se mettre à tenter des petits ponts et des roulettes en oubliant qu’il est d’abord un joueur de futsal.

DeAndré Yedlin, la flèche américaine

Jamais titulaire, l’arrière droit est entré trois fois en cours de match. A 20 ans, il avait la confiance de Jurgen Klinsmann, qui compte beaucoup sur ce joueur. Formé à Seattle.

Le risque: Nouveau joueur de l’AS Roma, attention au destin à la Freddy Adu, qui de prêt en prêt, s’est retrouvé à admirer ses meilleurs «skills» sur de vieilles versions de PES.

Divock Origi, sois Belge et tais-toi

L’attaquant des Diables, invité de dernière minute par Marc Wilmots pour compenser le forfait de Benteke, a quasiment fini la compétition comme titulaire. Pas mal pour un joueur qui a découvert la Ligue 1 cette saison au Losc. C’est son but contre la Russie qui qualifie les Belges pour les 8es de finale.

Le risque: Son nom circule à Liverpool, qui pourrait le prêter une saison de plus au Losc. Attention à la blessure stupide et grave sur un 32e de finale de Coupe de France un 3 janvier à Créteil.

Memphis Depay, le prédestiné

Lui ne sort pas de nulle part. A 20 ans, l’attaquant du PSV Eindhoven est déjà professionnel depuis deux ans, et a suivi toutes les sélections de jeunes des Pays-Bas. Ses deux buts contre le Chili et l’Australie ont achevé Louis Van Gaal d’en faire un titulaire.

Le risque: Signer au Barça cet été, faire banquette et disparaître totalement de la circulation. On appelle ça le syndrome Affelay.

Enner Valencia, l’autre

Pour nous, un Equatorien qui s’appelle Valencia, c’est surtout un type ultra-rapide qui joue de temps en temps à Manchester United. Et en fait non, au Brésil, Enner Valencia s’est fait un prénom: trois buts, une grosse présence sur le front de l’attaque, et les clubs de toute l’Europe qui rêvent de l’arracher aux Mexicains de Pachuca.

Le risque: Signer à Arsenal, fêter ça avec les potes au Mexique, et prendre une balle perdue dans un règlement de comptes entre narcos.

Charles Aranguiz, le Chilien de l’ombre

Dans une équipe ultra-offensive, il a souvent compensé les mouvements incessants de la formation de Jorge Sampaoli. Propre, juste, intelligent. A 25 ans, il en a aussi profité pour marquer contre l’Espagne. Il évoluait la saison dernière à l’Internacional Porto Alegre, mais appartient à l’Udinese et devrait vite retrouver l’Europe.

Le risque: Faire une embolie cérébrale après une séance tactique de 10h30 avec Sampaoli.

Ogenyi Onazi, la victime de Matuidi

On pousse un peu: à 21 ans, le Nigérian joue déjà depuis trois ans à la Lazio de Rome. Increvable, Ogenyi Onazi joue aussi particulièrement simple. Blessé par Blaise Matuidi en 8e de finale, il a manqué aux Super Eagles.

Le risque: Devenir un taulier de l’équipe nigériane et passer les 8 prochaines compétitions internationales des Super Eagles à gérer des problèmes de primes.

Kostas Manolas, le Grec bien né

Neveu de la star Stelios Manolas, Kostas Manolas s’est imposé comme le patron de la défense grecque. Autant dire le point fort de l’équipe. Déjà tout près d’être du voyage en 2010, il excelle à l’Olympiakos, qui a décidé de le prolonger jusqu’en 2017.

Le risque: Faire des placements hasardeux dans l’immobilier à Athènes. Tout perdre. Signer au Qatar pour se refaire.

Marc Wilmots, le novice qui a du nez

A la tête d’une équipe jeune et joueuse, le sélectionneur belge a l’avenir devant lui. Il est l’immense artisan du renouveau des Diables Rouges. Avenant et souriant, l’ancien attaquant de Bordeaux a aussi eu beaucoup de nez avec un coaching en cours de match souvent gagnant. Sauf contre l’Argentine…

Le risque: Gagner l’Euro 2016 et le Mondial 2018. Devenir un dieu vivant en Belgique. Terminer sa vie en ermite au fin fond des Ardennes Belges.