Coupe du monde 2014: Fatigués et désorganisés, les Bleus ont assuré l’essentiel face à l’Equateur (0-0)

FOOTBALL Ils affronteront le Nigeria en huitièmes de finale…

B.V., à Rio

— 

Paul Pogba, maladroit contre l'Equateur, le 25 juin 2014 au Maracana.
Paul Pogba, maladroit contre l'Equateur, le 25 juin 2014 au Maracana. — David Vincent/SIPA

De notre envoyé spécial à Rio

Et puis tant pis pour la manière. Loin d’être aussi brillante que face à la Suisse, l’équipe de France a mollement confirmé face à l’Equateur (0-0) sa qualification pour les huitièmes de finale de la Coupe du monde. Fatigués et un peu désorganisés, les Bleus ont au moins eu le mérite de ne pas perdre face à un adversaire vaillant et dangereux jusqu’au bout. Cela les prive peut-être d’un parcours parfait dans cette phase de poule, mais pas de la première place de la poule et du rôle de favori face au Nigéria, leur adversaire en huitièmes, lundi à Brasilia (18 heures).

Dans une rencontre très pauvre, les Bleus ont manqué de fluidité et d’envie. Ce n’est pas tout à fait illogique d’ailleurs. Avec la qualification quasiment en poche avant même le début de la rencontre, ils ont plus donné l’impression de vouloir gérer qu’autre chose. Et l’on peut répéter à l’envi qu’une Coupe du monde «se joue à 23», on ne remplace pas Cabaye (suspendu), Valbuena ou Giroud (laissés au repos) comme ça. Sans leurs meilleurs passeurs, les Bleus ont longtemps souffert dans la circulation du ballon, ne créant jamais de vrais décalages et encore moins d’occasions, mis à part une déviation de Griezmann sur le poteau en début de deuxième mi-temps (47e).

>> Le match à revivre ici en live comme-à-la-maison

Comme face au Honduras, les Bleus ont surtout profité de l’expulsion (sévère) de Valencia (49e) pour trouver des espaces. Mais ni Pogba, pourtant plusieurs fois en situation idéale, ni Benzema n’ont su en profiter (78e, 84e). Avec un peu plus d’adresse devant le but, les Equatoriens auraient même pu l’emporter en toute fin de rencontre.

Et si Deschamps souhaitait avant la rencontre que ses hommes «finissent le travail sans casser la dynamique», il n’a de quoi être qu’à moitié satisfait. Pour la première fois dans ce Mondial, la France n’aura pas marqué. Elle n’aura pas non plus donné cette même impression de puissance que lors de ses deux premières rencontres. Mais le contexte l’y autorisait. Ce ne sera plus le cas lundi, face au Nigeria.