Mondial 2014: Les Bleus ont-ils d'ores et déjà réussi leur Coupe du monde?
FOOTBALL•Du point de vue de l’image, le plus dur est fait…B.V. à Ribeirao Preto
De notre envoyé spécial à Ribeirao Preto (Brésil),
On ne l’avait pas encore vu du Mondial. Passé en coup de vent au centre de presse des Bleus en début de semaine dernière, le président de la Fédération, Noël Le Graët, s’est arrêté plus longuement, ce dimanche, pour évoquer le début de compétition des Bleus. Avec enthousiasme et alegria, comme on aime à dire ici. Lui qui avait surtout pour objectif de redresser la cote d’amour de l’équipe semble avoir déjà fait l’essentiel et réussi sa Coupe du monde. «Pour l’instant, la réponse est oui, mais c’est encore un petit peu tôt, répond-il. On a tellement donné d’espoir… Il faut déjà finir premiers (de la poule). Les deux premiers matchs nous montrent que notre équipe est de qualité, qu’elle est très jeune. Elle n’a pas encore confirmé.»
«Un risque zéro de dérapage»
Signe qu’elle est au moins sur la bonne voie, cette équipe de France fédère derrière elle. Les chiffres d’audience explosent, les ventes de journaux aussi. «On a l’impression que les Français ont envie de se réunir sur un dossier commun, poursuit l’ancien président de Guingamp. Qu’ils soient de gauche ou de droite, ils sont derrière cette équipe. C’est réconfortant. Dans une période compliquée, avec une telle dispersion politique, que le football réussisse à raccommoder tout le monde, j’en suis fier.»
Interrogé sur l’engouement provoqué par les résultats de son équipe en France, Didier Deschamps avouait d’ailleurs après la rencontre face à la Suisse qu’il «ne voulait surtout pas le freiner. Parce que pendant longtemps, on a essayé de bousculer les gens pour leur demander de nous encourager…» Et si échec doit venir, ce sera du terrain, et pas du vestiaire. «Le sport restera toujours roi. On ne peut pas prédire une victoire, ce serait dangereux, note Le Graët. Mais le groupe, sur les 15 jours qui viennent, restera concerné. On a un risque zéro de dérapage. Quand j’écoute les hommes, ils sont bien ensemble.» Et c’est déjà l’essentiel.


















