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Mondial 2014: Autour de l’équipe de France, everybody loves Didier

Mondial 2014: Autour de l’équipe de France, everybody loves Didier

FOOTBALLLe sélectionneur des Bleus jouit d’une popularité incroyable…
B.V, à Ribeirao Preto

B.V, à Ribeirao Preto

De notre envoyé spécial à Ribeirao Preto (Brésil),

Et si c’était lui, le meilleur Français de la Coupe du monde? Depuis novembre et le match retour face à l’Ukraine, Didier Deschamps a transformé une équipe brinquebalante en machine de guerre. Et redonné à la France une sélection nationale séduisante et populaire. Personne ne s’y trompe, et surtout pas son boss, Noël le Graët. «C’est le principal artisan de la réussite actuelle, avance le président de la Fédération, très proche du sélectionneur. Bien sûr, quand il y a des résultats, on trouve que c’est cohérent. Mais la complémentarité dans le jeu, c’est lui qui l’impulse. Il est impressionnant et rassurant par le message qu’il fait passer.»

Du haut de l’échelle jusqu’en bas, le champion du monde 98 fait l’unanimité. Evidemment, on ne s’attend pas à ce que ses joueurs balancent sur lui. Mais rien ne les oblige non plus à faire preuve d’autant de zèle dans les compliments. «Pour Didier Deschamps, rien n’est figé, c’est pour ça que j’aime travailler avec lui: il ne fait pas de cadeau et il te le dit dans les yeux, présente Patrice Evra. Il a beaucoup d’humilité alors qu’il a gagné même des trophées qui n’existent pas.» Olivier Giroud: «Il a beaucoup de crédibilité à nos yeux, mais il est très facile à vivre, il parle beaucoup à ses joueurs. C’est l’un des coachs avec lequel j’ai eu le plus de facilité à communiquer et à être moi-même.» Un dernier? «Il a une culture de la gagne qu’il transmet au groupe, décrit Raphaël Varane. Il y a un bel échange entre les joueurs et lui.»

«Mon histoire est liée à celle des joueurs»

Pour s’en convaincre, il n’y a qu’à voir Olivier Giroud, si déçu de ne pas débuter face au Honduras, venir lui taper dans la main après son but contre la Suisse, cinq jours plus tard. Deschamps a pris des décisions fortes, comme ne pas appeler Samir Nasri, et donne l’impression de «tenir» son groupe, ce qui n’est pas anodin vu le passé récent. Comme nous l’expliquait le PMU la semaine passée, les sponsors se félicitent de la fin du «flottement qui entourait les Bleus». Les Français aussi. Dans un sondage paru avant même que la France ne détruise ses deux premiers adversaires au Brésil, 78 % du pays assurait avoir une bonne opinion de son sélectionneur.

Un plébiscite qu’il est presque le seul à nuancer. «Ça me fait un plaisir si vous saviez, en rigole-t-il. Je ne vais pas dire que ce n’est pas agréable, évidemment. J’ai eu des moments moins agréables en tant que sélectionneur. Je prends ça avec beaucoup de recul, car je sais l’importance d’être sur le terrain. Ca va ne veut pas dire que je sers à rien, mais je vis par procuration à travers ce que les joueurs font. Mon histoire est liée à la leur.» Et pour l’instant, ils sont ensemble en train d’en écrire les belles pages.