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Coupe du monde 2014: Les meilleures déclarations de Patrice Evra lors de sa conférence de presse mercredi

Coupe du monde 2014: Les meilleures déclarations de Patrice Evra lors de sa conférence de presse mercredi

FOOTBALLLe latéral des Bleus est passé devant la presse, et c’était un vrai régal…
B.V. à Ribeirao Preto

B.V. à Ribeirao Preto

De notre envoyé spécial à Ribeirao Preto (Brésil),

C’est le meilleur, tout simplement. Beaucoup trop rare devant les médias, Patrice Evra est pourtant extrêmement à l’aise dans l’exercice de la conférence de presse. Pendant près d’une demi-heure, le latéral gauche des Bleus, capitaine lors de la folie de Knysna, a envoyé «punchlines» sur «punchlines». 20 Minutes vous en a choisi les meilleurs extraits.

«Je suis comme mon gosse de 8 ans»
Lorsqu’il parle de son état d’esprit actuel, Patrice Evra s’estime «heureux. Que ce soit sur le terrain ou devant vous. Je vis le moment présent, chaque seconde est importante. Je suis comme mon gosse de 8 ans.»

«J’aimerais bien qu’on ne parle pas de moi»
Sa relation avec les médias a toujours été délicate. Et souvent, il estime avoir été traité de manière injuste. Mais ça ne l’affecte par car il assure «ne rien lire». «Le plus important, c’est ce que pensent mes coéquipiers, le staff, mes proches. Que je passe pour un bad boy à travers les médias, franchement, ça me touche pas beaucoup. J’aimerais bien qu’on ne parle pas de moi».

«A Pogba: "Si tu avais pris un rouge, on t’aurait chacun mis une bonne baffe"»
Lorsqu’on lui demande quel genre de conseils il donne aux jeunes joueurs du groupe, par exemple à un Paul Pogba passé proche du carton rouge face au Honduras, Evra répond: «On laissera personne s’exclure du groupe. A "la Pioche" (le surnom de Pogba), je lui dis "voilà, t’aurais pris un rouge, chacun à notre tour on t’aurait mis une bonne baffe".»

«Ce groupe fait tellement tout, tout va bien»
Le groupe vit bien. Evra le confirme. «Pour ma part j’étais dans plusieurs groupes et celui-ci il fait peur tellement tout va bien, tous les feux sont au vert. Certains me disent "Pat t’imagines, si on jouait tous ensemble dans le même club". Moi je leur dis "Non, les gars, on est tous pour le même pays, c’est encore plus beau".»

«Je m’aime tout le temps. Le Pat de 2010, et le même Pat de 2014, je les kiffe tous les deux»
Cette phrase se suffit à elle-même.

«Franck, ce fou, a failli me faire pleurer»
Au moment de quitter le château de Clairefontaine, blessé et forfait pour la Coupe du monde, «Franck Ribéry, ce fou, a failli me faire pleurer», raconte Evra. «Quand tu vois Clément Grenier se blesser et son monde s’écrouler, tu te dis, j’ai quand même de la chance d’être là.»

«Ah je l’attendais cette question…»
Forcément, quatre ans quasiment jour pour jour après la grève de Knysna, Patrice Evra a été interrogé sur l’affaire du bus. Est-ce qu’une bonne performance ici est un moyen de définitivement tourner la page? «Ah je l’attendais cette question, répond-il en se marrant. Pour ceux qui ont souffert, sûrement oui. Il faut qu’on fasse rêver les Français. Qu’on aille ou bout ou pas. Qu’ils voient sur le terrain comment on se donne à fond pour ce maillot.»

«Deschamps a même gagné les trophées qui n’existent pas»
Patrice Evra a un grand respect pour son sélectionneur, Didier Deschamps, qu’il a connu à Monaco étant jeune. «J’aime travailler avec cet entraîneur. Il ne fait pas de cadeau et il te le dit droit dans les yeux. C’est quelqu’un de très franc, avec beaucoup d’humilité, alors qu’il a même gagné les trophées qui n’existent pas.»

«Je l’ai toujours pas trouvée la taupe»
Patrice Evra cherche-t-il encore la taupe de Knysna? A priori non. Dans un éclat de rire, le latéral préfère l’autodérision… «Je l’ai toujours pas trouvée. Maintenant, ça me fait rire. On était dans une telle bulle, enfermés… C’était un grand moment.»