Mondial 2014: L’Angleterre, «une équipe difficile à battre et solide même si elle n’est pas toujours très spectaculaire.»
FOOTBALL•Les Anglais sont dans un groupe relevé avec l’Italie et l’Uruguay…Propos recueillis par Romain Baheux
Que nous réserve l’Angleterre? Incapables de se hisser dans le dernier carré d’une Coupe du monde depuis 1990, sortis en huitièmes de finale lors de la dernière édition, les Anglais ne seront pas aidés au Brésil avec l’Italie, l’Uruguay et le Costa Rica dans leur poule. Ancien joueur des «Three Lions» passé par Caen et Le Havre, Graham Rix décrit les espérances de son pays pour cette Coupe du monde avant l’entrée en compétition des partenaires de Steven Gerrard contre la Squadra Azzurra dimanche (0h).
Comment pourriez-vous décrire cette sélection anglaise?
C’est une équipe dirigée par Roy Hodgson. Comme partout où il est passé, il a fait de l’Angleterre une formation difficile à battre et solide même si elle n’est pas toujours très spectaculaire. En plus de cette base, nous avons des joueurs comme Adam Lallana, Raheem Sterling ou Oxlade-Chamberlain qui permettent de faire la différence dans le jeu en allant provoquer. Ce sont de très bons espoirs.
Comment analysez-vous les adversaires de l’Angleterre dans cette poule?
C’est un tirage difficile. L’Italie reste l’Italie, c’est-à-dire l’une des six ou sept meilleures sélections du monde. On les joue d’entrée et je pense que l’on ne peut pas se permettre de perdre ce premier match contre eux sinon on va se mettre d’emblée sous pression. Ça n’est jamais très bon dans ce genre de compétitions. L’Uruguay, on s’en méfie beaucoup en Angleterre parce qu’on voit jouer Luis Suarez, l’un des joueurs les plus fantastiques du monde, toute l’année avec Liverpool. Enfin, il reste le Costa Rica et je pense vraiment qu’il ne faut pas sous-estimer cette équipe.
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L’Angleterre a souvent déçu par le passé…
On a compris que l’on n’était pas la meilleure équipe du monde. On a manqué d’humilité mais c’était dû à l’entourage de la sélection nationale, le public et les médias. De grands joueurs étrangers comme Drogba ou Zola ont aussi fait évoluer nos mentalités et notre façon de jouer. Maintenant, je sais que le public peut très vite s’enflammer. Si on bat l’Italie au premier match, tout le monde va dire que l’on va être champion du monde. En Angleterre, on amène très vite les gens très haut mais on les jette très vite très bas.
Comment est vu le sélectionneur Roy Hodgson?
Je le connais et je peux vous assurer que c’est quelqu’un de gentil. Il est respecté par le public et par ses joueurs. C’est un homme très normal, un Anglais que l’on pourrait croiser au coin de la rue.


















