Mondial 2022 : la Confédération africaine dément les accusations de corruption

FOOTBALL Son président, Issa Hayatou, parle «d’allégations fantaisistes» et d'«affirmations ridicules»…

N.C. AVEC AFP

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Issa Hayatou, lors de sa réélection au poste de président de la Confédération africaine de football, en mars 2013.
Issa Hayatou, lors de sa réélection au poste de président de la Confédération africaine de football, en mars 2013. — FADEL SENNA / AFP

Après le comité de candidature du Qatar, dimanche, le Président de la Confédération africaine de football (Caf), Issa Hayatou, a à son tour démenti lundi les accusations de corruption du Sunday Times dans le cadre de l’attribution du Mondial 2022. Issa Hayatou, qui est également vice-président de la Fifa, est l’une des personnes soupçonnées d’avoir reçu de l’argent du Qatar pour donner son vote à l’Emirat. Dans un communiqué de la Caf, il «réfute catégoriquement et formellement les accusations de corruption portées à son encontre».

«M. Hayatou n’a jamais reçu de M. (Mohamed) Bin Hammam (alors membre du Comité exécutif de la Fifa et radié à vie en 2012 pour corruption, également président de la Confédération asiatique), de l’Émir du Qatar ou de tout membre de la candidature qatarie de récompenses financières afin de soutenir la candidature Qatar 2022», assure la Caf. L’instance africaine parle «d’allégations fantaisistes» et d'«affirmations ridicules».

Des milliers de courriels pour preuve

L’attribution du Mondial 2022 au Qatar est au centre de nouvelles accusations après les révélations du Sunday Times. Selon le journal britannique, le Qatari Mohamed Bin Hamman aurait versé des pots-de-vin pour s’assurer de soutiens en vue de la candidature de son pays. A huit ans du coup d’envoi de la Coupe du monde dans le richissime émirat gazier du Golfe persique, la polémique n’en finit pas de rebondir sur les modalités d’attribution de la compétition par le comité exécutif de la Fifa, le 2 décembre 2010, à Zurich.

Le Sunday Times précise être en possession de milliers de courriels et d’autres documents attestant de présumés versements effectués par le Qatarien Mohamed Bin Hammam. La presse britannique dénonce un système présumé de corruption ayant abouti à la désignation du Qatar. Suite à ces accusations, l’Australie a annoncé ce lundi qu’elle envisageait de présenter à nouveau sa candidature à l’organisation de ce Mondial.