Coupe du monde: L'Iran se plaint d'un maillot qui rétrécit au lavage

FOOTBALL Le ministre des Sports refuse d'écouter ses joueurs...

avec AFP

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L'équipe nationale iranienne à l'entraînement, le 5 mai 2014 en Autriche.
L'équipe nationale iranienne à l'entraînement, le 5 mai 2014 en Autriche. — BEHROUZ MEHRI

Engluée depuis des mois dans des querelles qui perturbent sa préparation au Mondial brésilien, l’équipe d’Iran s’arrache désormais les cheveux sur un problème d’équipement: les maillots rétrécissent au lavage.

Après un mini-stage tardif en Afrique du sud avec une équipe incomplète, des négociations sur une prolongation de contrat de Queiroz qui traîne en longueur, les affres d’une Fédération minée par des problèmes d’argent, les équipements fournis aux joueurs se retrouvent au centre de vifs débats qui empoisonnent les relations entre le sélectionneur, le Portugais Carlos Queiroz, et la fédération.

Alors que le jour J approche et à la veille du dernier stage de préparation en Autriche, Carlos Queiroz a ouvertement critiqué l’importateur régional de l’équipementier allemand Uhlsport, fournisseur de la «Team Melli», et les responsables iraniens.

Un conflit entre l’entraîneur et la fédération?

Lors des matches de qualification «cruciaux» contre le Qatar et la Corée du Sud, «l’équipement fourni n’était pas adapté pour jouer dans des conditions d’humidité extrêmes», a-t-il expliqué dimanche. «Cela aurait pu nous sortir de la Coupe du monde». La polémique est d’autant plus vive que les joueurs se plaignent eux aussi de la qualité du matériel. «On nous donne des chaussettes taille L. Deux jours et un lavage plus tard, c’est une taille S», a affirmé l’attaquant Karim Ansarifard.

Mais le président de la Fédération, Ali Kafashian, a nié un quelconque déficit de qualité des équipements fournis à la sélection. La société allemande «fabrique ses maillots avec la même qualité», a-t-il affirmé, ajoutant attendre du sélectionneur «qu’il ne lave pas son linge sale en public» avant une échéance importante. Tout ça quelques jours après avoir annoncé que les Iraniens ne pourront pas échanger leur maillot après les matchs du Mondial, «pour des raisons d’économie».