Lyon-Saint-Etienne: Les anciennes gloires jugent la capacité des Verts à finir sur le podium
FOOTBALL•Les Stéphanois affrontent Lyon dans le derby dimanche...Romain Baheux
Oh, ça n’est pas encore le Dynamo Kiev, les poteaux carrés et la descente des Champs-Elysées. Mais depuis les grandes épopées européennes des Verts, ça n’a jamais autant senti la Ligue des champions dans le Forez. Quatrième du championnat à trois points de Lille, Saint-Etienne se rend chez le voisin lyonnais dimanche avec la volonté d'affirmer sa suprématie régionale, mais surtout de se rapprocher du podium. «Le match à Lyon est un tournant, annonce Christian Lopez, capitaine des Verts dans les années 70. Si tu veux avoir des ambitions européennes, un match face à un rival direct aussi affaibli, tu dois le jouer pour le gagner.»
A Saint-Etienne, les anciens se prennent à rêver d’un destin européen pour cette équipe. Septièmes en 2012, cinquièmes et vainqueur de la Coupe de la Ligue l’année suivante, les Verts montent en puissance chaque saison. Jusqu’à la Ligue des champions? «On a le potentiel pour jouer la troisième place, souligne l’ancien Stéphanois, Patrick Revelli. On a vu que l’on n'avait personne à craindre quand on jouait notre jeu.»
«Saint-Etienne est formaté pour jouer l’Europe»
Au point de dompter Monaco (2-0) et de chahuter le PSG (2-2) dans le Chaudron cette saison. Mais si une qualification en Ligue des champions est attendue par le public stéphanois, serait-elle bénéfique à moyen terme? Récemment, Auxerre et Montpellier ont rappelé les risques d’une aventure européenne mal négociée par un club. «De par son passé, Saint-Etienne est formaté pour jouer l’Europe, souligne Revelli. Montpellier ne l’était pas.» «Quand tu es en position de faire un podium, tu ne dois pas te poser la question, tranche Christian Lopez. A notre époque, quand on joue notre première Coupe d’Europe en 74, on était que des jeunes et on n’en menait pas large. C’est en jouant des matchs de haut niveau que l'on apprend.»
Mais avant de parler de gestion de la Ligue des champions, encore faut-il y aller. Les deux dernières saisons, les Stéphanois ont manqué de constance dans les ultimes rencontres du championnat. «Chaque année, ils sont au pied de la troisième place mais c’est comme un soufflé, estime Lopez. Ils montent, ils montent, puis ils retombent au dernier moment.» A Gerland, les Verts tenteront déjà de vaincre l'OL pour la première fois depuis 2010. Une première raison de s’enflammer pour les supporters. Mais peut-être pas la dernière.


















