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Roland-Garros/droits TV: «Une opportunité manquée» selon la Fédération française de tennis
TENNIS•France Télévisions et Eurosport ont obtenu l’intégralité du tournoi pour 17,5 millions d’euros par an, à peine plus que le précédent contrat…J.L.
Près de 87,5 millions d’euros sur cinq ans, soit une moyenne de 17, 5 millions d’euros qui tombent chaque année. Vu de loin, la Fédération française de tennis et son appel d’offres souffreteux pour vendre les droits TV des cinq prochains Roland-Garros, a limité la casse. «Dans un contexte difficile sur le marché français, on obtient une croissance de 6%. La satisfaction l’emporte», explique Gilbert Ysern, président de la FFT. Et de dérouler l’argumentaire préparé depuis l’automne, quand aucun des acteurs majeurs de la télé payante en France (Canal et Bein sport) ne s’était positionné sur les lots proposés par la Fédération.
«Il fallait conserver la diffusion en clair»
«Il fallait conserver une très large diffusion en clair. Le parti-pris de ne pas céder l’exclusivité des droits à un diffuseur payant en a sans doute refroidi plus d’un.» France TV en a profité pour réduire la facture tout en récupérant les droits sur le mobile et tous les autres terminaux. C’est en effet Eurosport qui a payé la différence, avec le petit bonus d’être seul diffuseur à pouvoir proposer le tournoi à la télévision entre 11h et 15h jusqu’aux quarts de finale. «Eurosport est clairement monté en puissance» précise Ysern, sans donner de chiffres précis sur la part de chacun. Conséquence majeure et pas forcément agréable à entendre pour le tennis français, Roland-Garros reste le tournoi du Grand Chelem qui se vend le moins dans son propre pays, quand on le compare à Wimbleon (30 millions par an), ou l’US Open (le double).
«Déconnecter ce dossier de la rénovation du site»
De quoi mettre en danger à long terme la rénovation du site de la Porte d’Auteuil, et plus généralement la tenue d’un Grand Chelem à Paris? «Non tonne Ysern, qui refuse de faire un amalgame entre droits TV et travaux d’agrandissement. Cet appel d’offres, c’est une opportunité manquée, soit. Mais le projet d’agrandissement a été fait selon un plan de financement raisonnable, il faut déconnecter les deux dossiers. A aucun moment on n’a prévu de dépenser l’argent qui risquait de ne pas venir.» Une riche idée pour le coup.


















