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Sotchi 2014: Marie Marchand Arvier «n'est pas dépendante de sa psy»

Sotchi 2014: Marie Marchand Arvier «n'est pas dépendante de sa psy»

JEUX OLYMPIQUESLa française a pris le pari de renforcer sa préparation mentale en dehors des structures la Fédération...
Propos recueillis par Julien Laloye

Propos recueillis par Julien Laloye

C’est un petit carnet noir immédiatement identifiable au dessin du Petit Prince qui orne sa couverture. Marie-Marchand ne part plus sans lui quand elle fait son sac de voyage. A l’intérieur ? Des exercices de méditations laissés par une préparatrice mentale, que la médaillée d’argent des Mondiaux de 2009 tente de suivre à la lettre pour renouer avec le succès. Dés mercredi matin en descente, ce serait bien.

Pourquoi faire appel à une psy?

D’abord, ce n’est pas une «psy». C’est une personne qui fait de la sophrologie. On travaille depuis un an ensemble avec cette femme. Elle m’aide à mettre en place des routines et à passer au-dessus des obstacles qui me freinent sur la piste. Je souhaite déverrouiller certains blocages, c’est une réflexion personnelle. Au fur et à mesure, on fait le bilan de ce qui a été fait, et puis on essaie de décider d’un plan pour la suite.

Vous avez travaillé sur quoi avant les JO?

Sur l’idée de saisir l’énergie magique des Jeux, tout en restant concentré sur ce que je dois faire. Parler avec les gens autour, profiter des autres disciplines, s’intéresser aux autres, tout en restant concentré sur le moment présent quand je mets les skis. J’ai vécu Turin en tant que gamine c’était génial. A Vancouver, j’étais super concentré, et j’ai oublié de profiter de l’atmosphère des Jeux.

C’est quelque chose que vous faites régulièrement?

On se voit au feeling. On s’est vus avant les Jeux, notamment pour parler de ma chute de Val d-Isère ou des angoisses que je peux avoir sur la vitesse. Je ne suis pas dépendante de ça, c’est à ma demande.

Estimez-vous que ce travail donne des résultats?

Je vois des différences avec ma préparation, mais c’est vrai que ca ne s’est pas du tout ressenti sur les courses pour le moment. Cela dit je suis convaincu que si ça ne marche pas cette année, ça paiera forcément un jour.

Votre entraîneur n’a pas de problèmes avec ça?

Les coachs se rendent bien compte qu’il faut prendre du recul. Il y a des facteurs psychologiques qui rentrent en jeu chez les sportifs, notamment les filles. Une engueulade la veille d’une course, ça peut nous faire passer à côté. Ils ont compris que c’était leur intérêt de me laisser travailler de mon côté pour pouvoir évoluer à mon meilleur niveau.

Pensez-vous que la fédération n’accompagne pas assez les athlètes sur le plan psychologique?

Je pense surtout que je suis arrivé à un âge où ca me détruit plus qu’autre chose de me faire engueuler. Nicolas Burtin (chef du groupe vitesse) se rend bien compte que de me mettre la pression, c’est pas la bonne solution. Il y a bien une une «psy» de la Fédé qui est venue voir les coachs pour voir ce qu’on pouvait améliorer, mais à part balancer des infos…Il y a des toutes petites choses qui peuvent faire basculer du bon côté, et cette personne me les apporte. J’espère que ça me rendra plus performante.