Sotchi 2014: Et Bode Miller passa encore à côté...
JEUX OLYMPIQUES – La star américaine a une nouvelle fois échoué dans sa quête de l’or en descente...Julien Laloye
De notre envoyé spécial à Sotchi
Il avait claqué tout le monde à l’entraînement. Une fois, deux fois, presque trois fois, s’il ne s’était pas relevé en fin de course lors de la deuxième session vendredi. Quand on dit claquer, c’est claquer. 66 centièmes d’avance sur Svindal samedi. Et puis, as usual, Bode Miller s’est planté le jour J. Comme à Turin en 2006, comme à Vancouver en 2010, où il avait été trop court. L’Américain, multi-médaillé, multi-adulé et multi tout ce que vous voulez, ne sera jamais champion olympique de descente.
«La visibilité était moins bonne»
Pourtant, sur «une piste qui peut vous tuer» comme il l’avait déclaré la veille, Miller a fait tout comme d’habitude. A fond au début, à fond au milieu, et à fond à la fin. Mais plusieurs fautes grossières l’ont éjecté à la huitième place. La faute à ce fichu soleil, qui s’est caché pour la première fois cette semaine en Russie. «La visibilité était différente aujourd’hui, c’est le gros désavantage que j’ai eu. C’est toujours la même chose pour moi. Si la visibilité est bonne je peux sortir mon meilleur ski, sinon je ne peux pas. J’ai voulu skier aussi dur que possible, mais ça n’a pas marché.»
L’Autrichien Matthias Mayer, qui a bien choisi son jour pour remporter la première descente de sa carrière, confirme. «Bode allait très vite à l’entraînement, il était incroyable sur le haut du parcours et tout le monde pensait qu’il allait gagner. Mais je savais que je pouvais être plus rapide sur la fin, et puis surtout je crois que ceux qui ont ski autour du dossard 10 –Miller était 15- ont été un peu avantagés, c’est le duel moment où le soleil est sorti.»
Encore une chance à Sotchi
Toute la question est de savoir comment va réagir l’Américain, qui a travaillé comme un âne pour revenir à un niveau décent à cause d’un genou en confiture. Sa déception dans l’aire d’arrivée, où il est resté longtemps prostré, comme interloqué par son temps, en dit long sur sa déception du moment. Mais Miller, 36 ans passés, a pour lui d’être un outsider crédible sur toutes les épreuves et l’envie «de laisser un héritage» pour sa dernière saison. Il lui reste encore quinze jours pour y parvenir.



















