Coupe de la Ligue: Pour Der Zakarian, «Thiago Motta met une claque mais c’est pourtant lui qui tombe»

FOOTBALL Au lendemain de l’élimination (1-2) du FC Nantes en demi-finale de la Coupe de la Ligue par le PSG, les Canaris pestent encore contre les actes de tricherie supposés des Parisiens…

A Nantes, David Phelippeau

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Le milieu de terrain du PSG Thiago Motta face au Nantais Itay Shechter
Le milieu de terrain du PSG Thiago Motta face au Nantais Itay Shechter — JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP

Il persiste et signe. Mardi soir, après l’élimination de sa formation, l’entraîneur nantais Michel Der Zakarian s’en était pris à l’attitude des joueurs du PSG: «Paris est une équipe vicieuse, qui a de la malice. Il y a des tricheurs. Quand je vois le nombre de fautes qu'a faites Motta sans prendre de carton, et que les adjoints de Laurent Blanc peuvent sortir de la zone réservée à l'entraîneur sans qu’on ne leur dise rien. C'est Paris.»

Thiago Motta, un comédien?

Ce mercredi midi, à la Jonelière, le coach a réitéré ses propos et a visé en particulier le milieu de terrain du PSG Thiago Motta. «Il a fait deux ou trois actions très limites, il y va pour faire mal, explique Der Zakarian, qui a suivi le match en tribune car il est suspendu de banc. Il fait tellement bien les fautes… Avec de la malice.» A entendre le coach nantais, Thiago Motta pourrait se faire une place à la commedia dell’arte. «C’est lui qui met une claque mais c’est lui qui tombe par terre ensuite… Un peu comme s’il venait de prendre une gifle! Verratti, c’est pareil.»

Le FCN doit prendre exemple

Le milieu de terrain du FCN Birama Touré confirme: «Motta a chauffé pas mal de Nantais. Il tombait tout le temps comme si on lui avait mis des coups.» Der Zakarian poursuit: «Sur un coup franc contre eux, ils ne te relèvent pas, ils ne te rendent pas le ballon et ils se mettent devant le cuir. Nous, ça, on ne sait pas faire.»

Veigneau avoue avoir manqué de malice

Der Zakarian ne croit pas si bien dire car, sur le deuxième but de Zlatan Ibrahimovic à la dernière seconde qui a envoyé Paris au Stade de France, le défenseur nantais Olivier Veigneau nous a avoué avoir relevé Lucas (pour tenter d’échapper à un deuxième carton jaune) et avoir ainsi mis beaucoup trop de temps à se replacer… Le coup franc vite joué par les Parisiens a fini sur la tête imparable du Suédois. «Il faut du vice au plus haut niveau, conclut Der Zakarian. J’espère que mes joueurs vont retenir la leçon. Etre malin, ça fait partie du bagage du footballeur.»