Sotchi 2014: «La sécurité était bien plus pénible aux Etats-Unis qu'en Russie», selon Brian Joubert

Julien Laloye

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Brian Joubert, le 26 janvier 2013 à Zagreb.
Brian Joubert, le 26 janvier 2013 à Zagreb. — DAMIR KRAJAC/CROPIX/SIPA

De notre envoyé spécial à Sotchi,

Durant la quinzaine olympique, les sportifs français présents à Sotchi nous racontent leur quotidien, entre conditions d’entraînements, impressions sur le village olympique et gigantisme des Jeux organisés par Vladimir Poutine. Deuxième épisode avec le patineur Brian Joubert, déjà présent à Salt Lake City (2002), Turin (2006), et Vancouver (2010).

«A force d’entendre parler sécurité, en arrivant ici je m’attendais à voir l’armée à tous les coins de rue et des contrôles à n’en plus finir. En fait, c’est tout le contraire. Je me rappelle de Salt Lake City, où la police était tellement envahissante après les attentats du 11 septembre. Il fallait se désaper comme à l’aéroport et ouvrir les valises tout le temps, à Sotchi il suffit de montrer notre accréditation et ça passe. C'était bien plus pénible aux Etats-Unis.»

«On peut se promener dans le village, on a même des vélos»

«Pareil pour le village olympique, poursuit le patineur. A Vancouver j’avais préféré être à part parce que je me souvenais de ma première impression aux Etats-Unis, où tout était immense. Ici c’est très convivial, on peut se promener partout dans le village, on a même des vélos pour en faire le tour. Et puis on peut aller à la patinoire à pied, c’est une demi-heure de marche mais quand même, c’est quelque chose. Sincèrement, je n’ai rien à dire sur l’organisation de ces JO pour le moment. La patinoire est superbe, même si le design de Turin était peut-être un peu plus joli. La bouffe est presque plus variée que d’habitude...

La seule chose un peu limite à la rigueur, c’est les logements. Dans les nôtres, il y a un lit chacun et tout le reste est vide. On sent qu’ils viennent de finir. La télé est en bas à même le sol, et je crois qu’elle ne marche pas. Mais ça passe très vite, on n’a pas le temps de s’ennuyer, contrairement à d’autres Jeux auxquels j’ai participé.»