Alexis Pinturault: «Je n'ai rien lâché»

SKI Le Français a gagné le slalom de Wengen (Suisse) dimanche, sa cinquième victoire en manche de Coupe du monde...

avec AFP

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Alexis Pinturault en vainqueur du slalom de Wengen (Suisse), le 19 janvier 2014.
Alexis Pinturault en vainqueur du slalom de Wengen (Suisse), le 19 janvier 2014. — FABRICE COFFRINI / AFP

Alexis Pinturault voit sa victoire dans le slalom de Wengen dimanche comme la preuve qu'il «n'a rien lâché et ne lâchera jamais rien», lui qui avait commencé la saison de Coupe du monde dans cette discipline sur trois zéros pointés.

En quatre slaloms précédemment, vous n'en aviez pas fini trois et le dernier, à Adelboden, une semaine plus tôt, vous étiez 23e. Comment avez-vous fait pour passer en sept jours à la première marche du podium?

Les moments difficiles, cela arrive aux meilleurs comme aux moins bons. Cela fait partie du sport de haut niveau. Il faut essayer de rebondir. Moi je n'ai rien lâché, cela c'est sûr. Je savais de quoi j'étais capable, que je pouvais aller très vite si tout était en place. J'ai pris du temps, pris du recul et pris des coups aussi, mais aujourd'hui, c'est la preuve que je ne vais rien lâcher et que je ne lâcherai jamais rien. Le slalom d'Adelboden n'était pas satisfaisant, mais c'était important d'arriver en bas. Je n'avais pas pris le bon matériel pour les neiges un peu plus molles, c'est de ma faute. J'ai fait des tests de matériel, remis les choses à plat, et tenté de construire quelque chose et je dirai que le slalom dans le super-combiné (meilleur temps, ndlr) a été un peu la récompense, la cerise sur le gâteau, qui prouvait que j'avais trouvé ce qu'il me manquait.

Après avoir tourné beaucoup autour de la victoire en géant, vous attendiez-vous à toucher au but cette saison plutôt en slalom?

Je m'y attendais oui et non car en slalom, je savais que j'ai toujours été capable d'aller vite, même si j'ai toujours eu plus de lacunes qu'en géant. Cet été, j'ai travaillé là-dessus. Je ne sortais jamais... Je sais que c'est difficile à croire après mon début de saison ! Mon père m'a envoyé un message me disant: «bon, tu as fait 23e à Adelboden, cela ne veut rien dire. L'an dernier, tu as fait 23e à Levi, tu as gagné à Val d'Isère» et là, je gagne à Wengen ! C'est un petit message un peu marrant, une coïncidence qui ne veut rien dire, mais moi cela ne m'étonne pas pour répondre à la question!

Derrière vous sur le podium, il n'y a pas n'importe qui. Cela fait plaisir de battre Felix Neureuther et Marcel Hirscher ?

C'est vrai, le vice-champion du monde et

le champion du monde!

Mais je dirai qu'en slalom, il n'y a jamais n'importe qui. Il y a que du beau monde et que du gros monde. C'est aussi la beauté du ski. En ce moment, il y a un gros niveau en slalom et en géant et quand on gagne la victoire est plus belle.