OM-Dortmund: Pour les Marseillais, «il y a de la frustration»

FOOTBALL Si l’entraîneur allemand Jurgen Klopp estime qu’il a été « surpris » par la tactique de l’OM, José Anigo s’avouait «déçu» d’avoir encaissé ce but à la 87e minute...

Camille Belsoeur, à Marseille

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Le gardien de Marseille, Steve Mandanda, impuissant lors de la défaite face à Dortmund (3-0) en Ligue des champions, le 1er octobre 2013.
Le gardien de Marseille, Steve Mandanda, impuissant lors de la défaite face à Dortmund (3-0) en Ligue des champions, le 1er octobre 2013. — M.MEISSNER/AP/SIPA

Le retour de José Anigo sur le banc de l’OM, 9 ans après avoir atteint la finale de la Coupe de l’UEFA avec la bande à Didier Drogba, n’aura donc rien changé pour ce Marseille là, qui s’est incliné une 6e fois en autant de match cette année en phase de poule.

Pourtant, si la lecture du score (1-2) ne permet pas de lire cette nuance, l’OM a montré un meilleur visage que ses dernières sorties dans la compétition et a bien failli jouer un vilain tour à Dortmund en le privant de la qualification jusqu’à trois minutes de la fin du temps réglementaire. D’ailleurs pour l’entraîneur allemand Jurgen Klopp, «Marseille est une équipe qui ne méritait pas de perdre tant de matchs en Coupe d’Europe cette année». Sur le plan tactique, le technicien du Borussia a cependant admis avoir été surpris de voir «cette équipe joué un jeu si défensif.» L’excuse était pourtant valable côté olympien puisque l’expulsion précoce de Dimitri Payet (34e) a contraint José Anigo, qui avait opté pour un 4-2-3-1 tourné vers l’offensive, a vite revoir ses plans.

«L’état d’esprit y était»

Aussi étriquée soit-elle, cette nouvelle défaite ne satisfait évidemment pas le clan olympien. «C’est la déception qui domine, avouait José Anigo dans son discours d’après-match. Jusqu’à la 87e minute on a plutôt bien géré la situation et toutes ses vagues allemandes qui nous sont arrivées dans la gueule, avant de craquer.» Le coach intérimaire de l’OM a tout de même apprécié que «l’état d’esprit y était.» Même discours chez le défenseur phocéen Souleymane Diawara pour qui, « il y a eu pas mal de choses au niveau de l'agressivité, de la combativité, de la solidarité surtout, des choses que l'on avait perdues depuis longtemps. Je pense qu'avec ça, on peut faire quelque chose en championnat.»

Pourtant avec ce zéro pointé, le premier de l’histoire pour un club français en Ligue des champions, «il y a de frustration parce qu'on avait pour objectif de ne pas finir avec zéro point. Mais on n'a pas réussi», conclut Diawara.