Karim Benzema fête son but lors du match contre l'Ukraine le 19 novembre 2013.
Karim Benzema fête son but lors du match contre l'Ukraine le 19 novembre 2013. — Thibault Camus/AP/SIPA

Sport

VIDEO. Barrages: Les Bleus sur une autre planète, celle de la Coupe du monde

FOOTBALL – La France a réalisé l'exploit en battant l'Ukraine 3 à 0 en match retour des barrages...

Il y a des bonheurs que les mots ne suffisent pas à décrire. Sublime à en chialer, l’équipe de France a fait chavirer l’Ukraine et un Stade de France bouillantissime pour s’offrir sa place à la prochaine Coupe du monde. Et en prime, l’absolution totale et définitive d’un pays qui n’attendait donc que ça pour s’enflammer à nouveau. Battus 2-0 vendredi à Kiev, les Bleus de Deschamps ont relevé un défi dont on ne les pensait pas capable et écrit une page d’histoire qu’on croyait déjà honteuse.

Il faut dire que quand on attaque un match d’une telle importance avec l’intensité qu’il convient, ça marche tout de suite mieux. D’entrée, les Bleus ont joué comme les Ukrainiens l’avaient fait vendredi: avec agressivité, pressing, mouvement. L’impact physique? Ils savent en mettre aussi, et pas qu’un peu. Surpuissant dans tous ses duels, Mamadou Sakho a lancé les siens sur la route de l’exploit en s’arrachant après un coup-franc pour ouvrir le score (22e).

>> Le match à revivre par ici en live comme-à-la-maison

Autour d’un Valbuena monumental, la France a réalisé la première mi-temps hors-norme que Didier Deschamps attendait d'elle. Jusque dans son scénario. D’abord privé d’un but tout à fait valable, Benzema inscrit quelques instants plus tard (34e) l’égalisation virtuelle malgré une position de hors-jeu évidente.

D’un coup, cette Ukraine, si bien organisée vendredi, a semblé en retard sur tout. Son énergie du match aller? Devenue vulgaire brutalité après l’expulsion de Khacheridi (47e). Son insolente réussite de Kiev? Envolée comme par une magie sur un but contre son camp de Gusev (72e). Le but de l’exploit. Le but d’une Coupe du monde au Brésil. Une fête qui a déjà commencé sur la pelouse  après la victoire, avec une Marseillaise ahurissante improvisée entre les joueurs et un public qui n’avait pas vécu ça depuis trop longtemps. Si cette exaltation dure jusqu’au Brésil, ce mois de juin pourrait être beau.

>> Ci-dessous:  La joie sur le terrain et dans les vestiaires

Olivier Giroud improvise une Marseillaise après le coup de sifflet final.