XV de France: Wenceslas Lauret «a dû faire évoluer son jeu pour revenir en Bleu»

RUGBY Le troisième ligne du Racing entend bien conclure sa tournée par une note positive face à l'Afrique du Sud...

Propos recueillis par Julien Laloye
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Wenceslas Lauret sous le maillot bleu, le 16 novembre 2013 au Havre.
Wenceslas Lauret sous le maillot bleu, le 16 novembre 2013 au Havre. — J.GUY/SIPA

L’Afrique du Sud, Wenceslas Lauret aime bien. Non pas que le troisième ligne du Racing-Métro ait déjà réussi à sortir vainqueur d’un duel contre les Springboks, mais comme on n’oublie jamais une première sélection, on fait fi de la déroute qui va avec (42-17). C’était en 2010, au Cap. Ensuite, l’ancien biarrot a mis du temps à revenir en équipe de France. Ralenti par deux blessures entre temps, Laurent jure qu’il est devenu un joueur plus complet. Et qu’il peut encore progresser pour s’installer en sélection.

Le XV de France sort de sa première victoire en huit mois. Préparer un match après une victoire ça a dû vous changer, non?

Toujours. Parce qu’après une défaite on est au fond du sceau et que c’est dur de repartir. Après une victoire, il  y a plus de gaieté à l’entraînement ça permet d’avoir une meilleure ambiance que celle qu’on a vécu dernièrement. Et puis on sait qu’on a eu quelques bons points la semaine d’avant, c’est plus facile d’enchaîner.

Ce sera quoi la clé samedi pour continuer sur la même lancée?

On connaît le jeu de l’Afrique du Sud. C’est très basé sur les rucks, être conquérant sur ces phases, mettre des coups de casque quand il faut, ils le font depuis des années. Ca veut dire qu’il Il faudra être meilleurs en défense que contre les Tonga, savoir mieux se replacer et plus vite. Si on agressif sur les montées défensives, on récupèrera des ballons pour scorer sur les « turnovers». Gagner ce match serait une grosse satisfaction pour finir la tournée. 

L’Afrique du Sud c’est aussi votre première sélection. Quel souvenir vous en gardez?

.C’était une tournée à 80 points  et ça a piqué pour le collectif mais moi j’en garde un très bon souvenir. Quand on est jeune, la première sélection ça marque. On pense à rentrer, à savourer et se défoncer pour ses coéquipiers. Puis je me suis blessé après le premier match et j’ai pu faire la fête donc ça allait (rires). Bon c’étaient deux grosses défaites mais c’est du passé. Aujourd’hui on construit l’avenir.

Le vôtre aussi. Vous avez mis du temps à revenir en Bleu. Ca veut dire que vous n’être plus le même joueur aujourd’hui?

J’ai plus de maturité, je suis différent par rapport à tout ça. L’état d’esprit reste le même et mon jeu n’a pas vraiment changé. Bon il y a quand même  plus de complémentarité dans ce que je fais grâce aux différents entraîneurs que j’ai connus depuis. 

Il vous reste une marge de progression?

J’ai déjà progressé. Je suis moins pénalisé, mon jeu s ‘est enrichi au niveau aérien, mon jeu sans ballon aussi. Ce sont des aspects que je ne travaillais pas forcément. Avant, on me demandait d’être plaqueur gratteur, maintenant le club me demande de développer mon jeu. J’ai un peu évolué mais rien n’est acquis. Il faut toujours travailler.