France-Ukraine: Que faut-il changer pour gagner?

Romain Baheux à Clairefontaine

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Franck Ribéry lors du match entre la France et l'Ukraine le 15 novembre 2013.
Franck Ribéry lors du match entre la France et l'Ukraine le 15 novembre 2013. — Andrey Lukatsky/AP/SIPA

La France est au bord du gouffre ou tout proche d’un retentissant exploit, c’est selon si l’on est d’un naturel pessimiste ou optimiste. Battus à l’aller (2-0), les Bleus doivent inscrire au moins deux buts –et éviter d’en prendre un- mardi contre l’Ukraine pour se qualifier à la Coupe du monde 2014. Pour cela, il faudra mettre les Slaves plus en danger que vendredi soir.

Changer le meneur. C’était le pari de Didier Deschamps. Meneur de jeu dans le 4-2-3-1 des Bleus vendredi, Samir Nasri a déçu, ratant un face-à-face avec le gardien ukrainien alors que les Bleus étaient menés d’un but. Un mauvais match du milieu de Manchester City, illustré par les propos d’Olivier Giroud, agacé par le manque de soutien de ses partenaires. Cette mauvaise prestation relance Mathieu Valbuena. Relégué sur le banc à Kiev, il pourrait être de nouveau titularisé mardi soir. Malgré sa mauvaise passe actuelle avec l’OM, Valbuena espère bien retrouver la confiance de son sélectionneur. «On peut être un peu moins bien physiquement mais ces matchs-là se jouent dans la tête», explique le Marseillais. Lui espère déjà le jouer tout court.

Changer le système. Va-t-on revoir le 4-3-3? Testée à l’entraînement avant le match aller, cette tactique a finalement été abandonnée au profit d’un 4-2-3-1 en Ukraine. Pas vraiment payant. Dominés dans l’entre-jeu, les Bleus pourraient renforcer leur milieu de terrain mardi en y rajoutant un milieu de terrain plus défensif comme Yohan Cabaye. Cette option donnerait plus de libertés à Paul Pogba, l’un des seuls Français convaincants vendredi, et dont la capacité à se projeter constitue l’une des forces tricolores. Offensivement, Didier Deschamps décalerait alors Mathieu Valbuena ou Samir Nasri sur le côté droit de l'attaque française.

Ne pas se précipiter. Attaquer sans trop se découvrir. Tant pis pour le cliché mais ce principe vieux comme le football risque d’être rabâché aux Bleus par Didier Deschamps avant la rencontre mardi. Une réalisation ukrainienne éliminerait quasiment l’équipe de France, obligée alors de gagner par trois buts d’écart. Du coup, le sélectionneur tricolore va devoir veiller à l’équilibre de son équipe. «Ce n’est pas en alignant une armada offensive que vous êtes plus dangereux, souligne Deschamps. Il ne s’agit pas de partir à l’abordage n’importe comment.»