Mehdi Sahnoune est depuis samedi le nouveau champion du monde WBA des mi-lourds
Que représente cette ceinture que vous venez de conquérir ? Mehdi Sahnoune : Il s’agit d’un rêve de petit garçon. Quand j’ai commencé la boxe, à 15 ans, je voulais déjà devenir champion. Cela a débuté par un titre de champion de France, en super-moyens.© 20 minutes
Que représente cette ceinture que vous venez de conquérir ? Mehdi Sahnoune : Il s’agit d’un rêve de petit garçon. Quand j’ai commencé la boxe, à 15 ans, je voulais déjà devenir champion. Cela a débuté par un titre de champion de France, en super-moyens. Ensuite, j’ai disputé une demi-finale mondiale contre le Russe Shkalikov, le challenger numéro 1. Après l’avoir battu aux points, je me suis dit : pourquoi pas devenir champion du monde ? Comment fallait-il faire pour battre Bruno Girard ? Après sept mois de préparation physique, je devais sortir tout ce que j’avais dans les tripes. Il fallait boxer intelligemment en écoutant mon coin (l’entraîneur), et le résultat est là. Je ne pouvais pas décevoir le public de Marseille. J’avais une pression en plus par rapport à Bruno parce que j’étais chez moi. Je n’avais pas droit à l’erreur. Bien que je sois jeune, cela aurait été trop dur, mentalement, de remonter la pente en cas d’échec. Aujourd’hui, j’espère que c’est le début d’une grande carrière. Etes-vous surpris par la facilité avec laquelle vous avez battu Bruno Girard ? Non, ce n’était pas facile. Girard, ce n’est quand même pas un peintre ! Il a défendu huit fois son titre, ce n’est pas rien. Je me suis entraîné comme un fou. Il fallait venir me voir au « monastère de Tournon »... Certains disent que je ne suis pas technique, que je sais seulement frapper. J’ai montré que je savais faire les deux. Quels sont vos objectifs désormais ? Pourquoi ne pas conquérir un deuxième titre ? Je suis fier d’avoir déjà cette ceinture des mi-lourds. Mais si on n’avance pas avec ses rêves, on n’avance plus. Propos recueillis par Stéphane Brulé


















