PSG-Anderlecht: Marco Verratti, le joueur que l'Italie nous envie

Romain Baheux

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Marco Verratti lors du match entre le PSG et Benfica le 2 octobre 2013.
Marco Verratti lors du match entre le PSG et Benfica le 2 octobre 2013. — PDN/SIPA

Il est jeune, très talentueux et regretté de son pays natal, obligé de le voir s’épanouir loin de ses pelouses. Si l’histoire du football français est parsemée de ces joueurs vite partis au loin, les Italiens ont très longtemps eu l’habitude d’avoir leurs stars à domicile. Depuis un peu plus d’un an, c’est pourtant en France et au PSG que s’affirme Marco Verratti, probable titulaire contre Anderlecht en Ligue des champions mardi, le jour de ses 21 ans.

Ce n’est pas faute de ne pas avoir détecté le talent du jeune homme, présent sur le sol transalpin jusqu’à l’été 2012 et son départ de Pescara (Serie B) pour le club de la capitale. Les scouts des grosses écuries de Serie A l’ont bien cerné mais les finances n’ont pas suivi. Au grand désarroi du sélectionneur national Cesare Prandelli qui jugea son départ «scandaleux» pour le football italien. «L’Inter Milan, le Milan AC et la Juventus ont transmis des offres mais n’ont pas pu s’aligner sur la proposition à onze millions d’euros du PSG, explique Simone Rovera, correspondant à Paris de Tuttosport et Sky Sport. La présence de Carlo Ancelotti a aussi joué, c’était difficile d’imaginer un jeune homme de 19 ans quitter le pays comme ça sinon.»
 
«Le voir revenir, c’est l’un des fantasmes en Italie»
 
Depuis, pas une semaine ne passe sans qu’un quotidien transalpin ne se prenne à imaginer l’enfant prodige évoluer avec les autres stars de la Nazionale dans le championnat domestique. «Voir revenir Verratti, c’est l’un des fantasmes en Italie, explique Benoît Cauet, entraîneur des moins de 16 ans de l’Inter Milan. Ici, il est vu comme le successeur d’Andrea Pirlo en équipe nationale. Le PSG a fait un très bon choix en le prenant puisque sa valeur a doublé depuis.»
 
Encore brillant contre Lorient vendredi soir, Verratti a son avenir bien tracé au sein du club parisien. Cet été, son agent Donato Di Campli lui a négocié une prolongation de contrat jusqu’en 2018, assortie d'une très belle revalorisation de son salaire. Aucun club italien, à part peut-être la Juventus Turin, ne peut s’offrir le jeune homme actuellement. «L’ego italien est touché mais ça correspond à la réalité économique actuelle», souligne Rovera. «C’est une bonne chose pour lui d’être à Paris, estime Benoît Cauet. Il est plus tranquille même s’il a de la pression et ça lui a permis d’exploser dans un grand club et de voir d’autres horizons.» Et ça, l’Italie pourra en profiter à la Coupe du monde.