Gilles Simon règle aussi ses comptes avec les consultants

R.S.

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Gilles Simon après sa défaite en 8e de finale de Roland-Garros, le 2 juin 2013.
Gilles Simon après sa défaite en 8e de finale de Roland-Garros, le 2 juin 2013. — MARTIN BUREAU / AFP

Faut-il être sportif et avoir soi-même réalisé les plus grands exploits pour émettre un avis à l’antenne en 2013? Du moins avec l’étiquette de spécialiste. Pour Gilles Simon, la réponse semble tomber sous le sens. Dans une interview à L’Equipe, le 16e joueur mondial s’en prend violemment à cette corporation d’anciens joueurs qui se permettent d’asséner des avis qu’il juge au mieux subjectifs, au pire, totalement faux. «Le pire, ce sont les consultants, d’anciens joueurs pourtant qui ne racontent que des conneries à l’antenne alors qu’ils n’ont pas forcément fait mieux que toi sur un court, voire beaucoup moins bien.»

Le numéro 3 français, excédé par certaines idées reçues sur son jeu, entretenues par les spécialistes, tente également de rectifier quelques «vérités» qu’il juge inexactes. «On me dit que je suis au maximum de mes possibilités! C’est faux. Je suis moins fort physiquement que Gaël ou Jo, c’est une évidence. Richard a un timing exceptionnel. Le souci n’est pas de se comparer aux uns ou aux autres.» Pour lui, il y a pourtant une autre lecture du plateau français, bien plus à son avantage: «On pourrait aussi dire que je suis plus physique que Gasquet et plus doué que Jo ou Gaël dans mes frappes. Mais non, on dit que Jo ou Gaël sont plus fort physiquement et que Richard est plus fort techniquement.»

Alors pour ne plus entendre un discours qui le hérisse, le deuxième Français le plus titré de l’histoire (11 victoires en tournoi, à égalité avec Guy Forget, mais loin derrière Noah et ses 23 victoires) dresse son propre portrait: «Je pense que je suis bon partout. Techniquement, à part au filet, je n’ai aucune lacune. Mon problème, c’est que physiquement je dois fournir beaucoup d’effort face à des gabarits plus imposants, même si je suis très bon pour mon gabarit.» Le genre de discours que Patrice Evra doit parfaitement comprendre. Certes, dans un style totalement différent.