Clasico OM-PSG: Pour les joueurs parisiens, les Marseillais sont «prévenus»

R.S.

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Le joueur du PSG, Zlatan Ibrahimovic, lors d'un match de Ligue des champions contre Benfica, el 2 octobre 2013 à Paris.
Le joueur du PSG, Zlatan Ibrahimovic, lors d'un match de Ligue des champions contre Benfica, el 2 octobre 2013 à Paris. — Sipa

En Ligue des champions, il n’a jamais été dans les priorités des Parisiens de sauver la face du foot français. La qualification pour les huitièmes de finale est leur unique objectif du moment, dans un groupe qui semble de plus en plus à leur portée. Pourtant, à quatre jours d’un choc de L1 contre Marseille, la victoire contre Benfica (3-0) a mis en lumière la dynamique inversée dans laquelle les deux acteurs du «Clasico» sont engagés. La veille, les Marseillais ont sombré à Dortmund (3-0). Pour les Parisiens, la meilleure façon de préparer le match de dimanche était donc d’offrir la prestation la plus aboutie de leur début de saison.

«C’était bien notre meilleur match en terme de niveau de jeu», savoure Adrien Rabiot, qui espère bien que les Marseillais ont admiré la démonstration devant leur télé. «Je pense qu’ils ont vu notre niveau. Ils sont prévenus au moins. On est monté en puissance. On a vu qu’on a progressé.» D’un match à l’autre, Paris est effectivement capable de hausser son niveau. Laurent blanc lui-même a été bluffé par le match de son équipe, face à un adversaire de qualité. Hormis Monaco, Paris n’avait pas encore eu l’occasion de s’étalonner contre un «gros» depuis le début de saison.

Matuidi: «On n'a jamais douté»

Il faudra attendre encore quelques semaines pour savoir si cette victoire lance réellement la saison du PSG et si les doutes qui pouvaient subsister sont dissipés. De leur côté, les joueurs assurent qu’ils n’ont jamais vraiment douté. «C’est vous (les journalistes) qui avez douté, sourit Blaise Matuidi. Ca fait quand même un moment qu’on est invaincus. Ce n’est pas rien. Il y a vraiment de la qualité dans ce groupe. On arrive à se trouver maintenant.» Dans le vestiaire, Laurent blanc aurait insisté sur la possession de balle et l’intensité dans les duels en début de match. Deux éléments clé qui ont parfois fait défaut au PSG. Et qui pourraient bien faire mal aux Marseillais.