Laurent Blanc: «Paris a été dans la maîtrise totale»

Propos recueilis par R.S.

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L'entraîneur du PSG, Laurent Blanc, lors du match contre Benfica, le 2 octobre 2013 à Paris en Ligue des champions.
L'entraîneur du PSG, Laurent Blanc, lors du match contre Benfica, le 2 octobre 2013 à Paris en Ligue des champions. — Sipa

Impressionné par sa propre équipe, l'entraîneur du PSG se réjouit de voir le travail du début de saison payer en Ligue des champions. Après la victoire contre Benfica au Parc (3-0), Laurent Blanc sait ce qu'il reste à faire à son équipe pour terminer premier de son groupe...

Est-ce le match le plus abouti du PSG cette saison?

Heu, dans l’analyse oui, les chiffres le prouvent. De la première à la dernière minute, Paris a été dans la maîtrise totale. Ça fait plaisir, on n’y arrive pas toujours. Il y a eu des signes intéressants contre Monaco. Là, dans nos moments forts, on a marqué et mis l’adversaire en grande difficulté.

Après deux victoires en deux matchs, on vous vous mal ne pas finir premiers du groupe...

Vus les deux matchs, les scores, il est légitime de penser que Paris va terminer premier de son groupe. Mais je suis pragmatique. On a entrouvert la porte et il va falloir finaliser tout ça. Rien n’est fait. Il vaut mieux prendre ce départ. Mais ne pas croire que ça y est, Paris va terminer facilement premier de son groupe.

Est-ce que des choses vous ont déplu malgré tout?

On peut toujours faire mieux sur un match, mais j’ai vu les stats. Si elles sont meilleures, ça voudra dire qu’on aura franchi un pallier par rapport au match de ce soir. Ce qui me rassure c’est qu’on n’a pas concédé une occasion franche à Benfica.

Thiago Silva (blessé) peut-il s’inquiéter pour sa place de titulaire après le bon match de Marquinhos?

Ce n’est pas une question importante. Laissez-le se reposer. Marquinhos s’affirme. Après le match de l’Olympiakos vous étiez tous sceptiques sur son niveau. Il monte en puissance. Il avait besoin de compétition ce garçon. Il prouve qu’il est un joueur d’avenir.

Jérémy Ménez semblait faire la tête parce qu’il n’est pas entré. Y-a-t-il un malaise avec lui?

Pas du tout, il était déçu de ne pas rentrer. Je ne l’ai pas vu. N’accordons pas plus d’importance que cela à ce genre de choses.

Après deux mois de compétition, votre équipe arrive-t-elle à maturité?

On progresse. Ce n’est pas la philosophie de jeu la plus facile à mettre en place. Mais quand on la maitrise, ça donne des matchs sans aucune frayeur comme celui là. Mais il faut avoir les joueurs pour la mettre en pratique. J’ai la chance d’avoir des joueurs très talentueux avec ou sans ballon.

Les performances de Gregory Van der Wiel ne laissent pas beaucoup d’espoir à Christophe Jallet…

Tirez les conclusions que vous voulez. Il y a des choix à faire. En début de saison, l’arrière droit était Christophe. Il y a eu une évolution. Dans l’équipe de ce soir, dans la satisfaction générale, les deux latéraux ont fait un bon match aussi. Quand ces joueurs-là (Jallet, Digne) auront la possibilité de jouer, il faudra qu’ils soient bons pour changer la tendance. Pour l’instant, on préfère jouer avec Maxwell et Gregory.

Qu’avez-vous pensé de la performance de Marco Verratti?

A l’image de l’équipe. Dans son domaine, il est très intéressant, il a une technique exceptionnelle balle au pied. Il est dans un secteur de jeu où tous les joueurs à son poste sont dotés d’un physique plus impressionnant que lui. La paire avec Thiago Motta est très complémentaire. Cela donne des matchs de facture exceptionnelle comme ce soir. On a eu la maitrise que l’on voulait, avec des joueurs sûrs d’eux dans les petits espaces. Marco nous fait du bien. Il donne beaucoup d’assurance aux autres joueurs.