Ligue 1: Zlatan Ibrahimovic, le serial passeur du PSG

FOOTBALL Le rôle du Suédois est en train de changer à Paris....

J.L.

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Zlatan Ibrahimovic en position de meneur de jeu, le 25 septembre 2013 à Valenciennes.
Zlatan Ibrahimovic en position de meneur de jeu, le 25 septembre 2013 à Valenciennes. — B.Chibane/SIPA

La dernière en date contre Valenciennes doit plus au talent de Cavani qu’autre chose, mais elle compte aussi dans les statistiques. A défaut de dominer le classement des buteurs comme à son habitude, Ibrahimovic règne pour l’instant sur celui des passes décisives. Il en compte trois, soit autant que Grenier ou Moutinho, et ça doit lui rappeler des souvenirs. Le Suédois avait terminé meilleur passeur de la Ligue des champions l’an passé, avec sept offrandes, autant qu’en Ligue 1. 7+7+3, ça nous fait 17, mieux que n’importe qui en France sur la période.

Ancelotti l’avait deviné le premier

Il y a ceux que ça surprend et ceux qui le savaient. Ancelotti le premier au moment de commenter l’arrivée du Suédois à Paris: «C’est un attaquant, et je ne veux pas changer ses caractéristiques ni son style de jeu. Mais c’est aussi un passeur fantastique, il peut faire beaucoup de passes décisives». En général dans le même style. Depuis le milieu de terrain, où il décroche souvent pour servir Cavani ou Lavezzi en profondeur, avec une justesse technique qui rendrait jaloux Javier Pastore. Laurent Blanc a d’ailleurs choisi de mettre tous ses milieux offensifs au placard pour donner à Zlatan les clés du 4-3-3 parisien du moment.

«C’est une façon d’équilibrer l’équipe tout en étant dangereux. Si Ibra des passes décisives à ses compagnons et qu'on gagne les matches, je pense que lui, l'équipe et moi-même serons heureux.» explique l’entraîneur parisien, qui permet au Suédois d’évoluer dans un registre de faux numéro dix qui fait la pluie et le beau temps, comme avec la Suède. « Zlatan n’est ni un avant-centre ni un milieu de terrain, c’est un passeur-buteur tranchait Raymond Domenech après le match face à Monaco sur MCS. Il faut construire l’équipe en disant aux autres, il est autour et il va être décisif, comme Cantona à son époque».

Moins d’impact devant le but

En passeur ou en buteur, le PSG s’en accommodera. Mais qu’en est-il de Zlatan lui-même, deux buts tout mouillé en deux mois et une maladresse presque gênante depuis qu’il joue au quaterback? Lui jure «qu’il est aussi heureux de faire marquer les autres» et spécialement Cavani «un joueur qui communique beaucoup et qui sait s’adapter aux situations». Comme lui quand il dit «qu’il faut que l’un des deux bouge dans d’autres zones du terrain». Quitte à moins marquer, même si cela n’est que provisoire juge Laurent Blanc. «Le jour où il sera plus en réussite, il marquera aussi des buts.» Encore mieux qu’un numéro dix, donc.