NBA: Objectif 2014 pour Labeyrie

Randy Assala

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Hyeres Toulon's player Louis Labeyrie during the  French Basketball Pro A match Sluc Nancy vs Hyeres Toulon Var at Jean  Weille Hall
Hyeres Toulon's player Louis Labeyrie during the French Basketball Pro A match Sluc Nancy vs Hyeres Toulon Var at Jean Weille Hall — POL EMILE/SIPA/1203271102

La nuit de jeudi à vendredi a vu se dérouler le tour de draft 2013. Trois français y étaient initialement inscrits, dont Rudy Gobert (Cholet) et Livio Jean-Charles (ASVEL). Le troisième, Louis Labeyrie du Paris-Levallois, a décidé de se retirer des épreuves. Un retrait pas tout à fait formel et définitif. Explications.

Les basketteurs peuvent s’inscrire plusieurs fois à la draft. Chaque session ne débouche pas sur le recrutement d’une franchise, mais elle peut permettre au joueur de se faire repérer pour la suite. Louis Labeyrie, 21 ans, sait que le basket est un contrôle continu et prépare l’avenir. «Je vais participer à ce qu’on appelle les work-out, des épreuves qui permettent aux recruteurs d’évaluer le potentiel d’un joueur pour les prochaines drafts.»

Au-delà de l’épreuve fatidique, l’opération séduction des franchises NBA est un travail de longue haleine. «La draft se prépare toute la saison. Les recruteurs américains se déplacent aux entraînements et aux matchs. Cette saison, des émissaires de Portland, Denver et Atlanta sont venus me voir». Elu 2e progression en Pro A 2011-2012 derrière Evan Fournier, les émissaires des franchises NBA ont su déceler le potentiel du garçon cette saison au Paris-Levallois, malgré seulement 3.4 points et 3 rebonds de moyenne en 11 minutes de jeu.

«Aucune gloire à obtenir ce qu’on ne mérite pas»

Un bilan chiffré trop faible pour espérer se faire recruter outre-Atlantique. «Malgré ma participation au Camp de Trévise, je me suis désinscrit de la draft. Etant installé au poste d’ailier fort au club, je dois encore progresser pour être plus efficace dans cette position.»

En cas de prochaine draft, a-t-il une préférence de franchise? «J’irai là où on me prendra. Ce sera forcément un dépaysement, de toute façon. Même si aux Spurs, les trois Français présents pourraient favoriser mon acclimatation.». Quant à sa non-sélection chez les remplaçants de l’équipe de France pour l’Euro (contrairement à Gobert et Jean-Charles), Labeyrie est lucide. «Il n’y aucune gloire à obtenir quelque chose qu’on ne mérite pas.» Il s’en moque: ce qui compte, c’est l’année prochaine.