PSG/Laurent Blanc: «On m'a pris pour faire mieux que la saison passée»

FOOTBALL L'ancien sélectionneur des Bleus a donné sa première conférence de presse en tant qu'entraîneur du PSG...

Propos recueillis par Julien Laloye, au Parc des Princes.

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Laurent Blanc lors de sa présentation comme entraîneur du PSG, le 27 juin 2013 au Parc des Princes.
Laurent Blanc lors de sa présentation comme entraîneur du PSG, le 27 juin 2013 au Parc des Princes. — A.Gelabart/20 minutes

Pas un seul «je crois que bon» à se mettre sous la dent, mais un petit «au jour d’aujourd’hui» qui sonnait familier. Laurent Blanc est bien de retour. Un an presque jour pour jour après sa dernière apparition dans le costume de sélectionneur des Bleus, le nouvel entraîneur du PSG semblait un peu perdu dans le grand amphithéâtre du Parc des Princes, oubliant de remercier Nasser Al-Khelaïfi, présent à ses côtés, dans son discours introductif. Mais le Cévenol, évasif sur la plupart des sujets, a tout de même eu le temps d’imprimer sa marque. Par défaut ou pas, il vient au PSG «pour offrir un beau spectacle».

Laurent Blanc, On vous imagine content d’avoir retrouvé du travail, non?

Je ne me considérais pas comme un chômeur, il y a des gens qui sont en grande difficulté et je ne pense pas en faire partie. J’ai surtout retrouvé la possibilité d’exercer ma passion et je tiens à remercier Leonardo, Jean-Claude Blanc et le président Nasser de m’avoir fait confiance pour entraîner cette équipe.

Quels objectifs vous-ont-ils fixé?

Pour tout vous dire on n’en a pas parlé concrètement mais je les devine. Quand un club a été champion avec 83 points et est allé jusqu’en quart de finale de Ligue des champions, l’objectif c’est de faire aussi bien en terme de titre et de points, puis de faire mieux en terme de jeu. Les exigences sont grandes, c’est normal, c’est la loi des grands clubs.

Le vestiaire du PSG comporte beaucoup d’egos, comme celui de l’équipe de France quand vous étiez sélectionneur. Avez-vous peur de connaître les mêmes difficultés?

Les vestiaires des grands clubs sont difficiles à gérer de partout. Et j’en ai aussi connu en tant que joueur. Mais gérer des grands noms quand vous avez un objectif commun…Ce sont les résultats qui feront en sorte que ce sera facile ou pas pour moi à Paris. Pas autre chose.

Même s’agissant d’Ibrahimovic?

On parle d’un joueur important pour le PSG, mais il faudra le coacher comme tout le monde. Après il a prouvé que c’était un grand joueur mais surtout un grand professionnel, j’y attache beaucoup d’importance. J’espère que ce sera un exemple au niveau de l’attitude et qu’il tirera l’équipe vers le haut avec les autres leaders du groupe.

Avez-vous déjà en tête ce que vous pourriez apporter à une équipe déjà championne de France?

Etre audacieux dans le jeu. Avec mon staff, je vais toute mettre en œuvre pour essayer d’être efficace tout en offrant un beau spectacle. C’est un challenge difficile mais il faut savoir apprendre de ses erreurs et j’ai appris des miennes. Il vaut mieux être audacieux dés le départ que jouer la carte de la prudence pour voir et de se lâcher ensuite. Ce sera mon objectif au PSG.

Cela se caractérisera comment sur le terrain?

Parler de jeu et de spectacle, on peut le faire des heures. Le mettre en pratique c’est plus difficile. L’idée c’est d’être un entraîneur qui a déjà une belle équipe et qui en profite pour offrir du spectacle. Mais je sais que si on perd l’équilibre sur le terrain et que les résultats ne suivent pas je vais payer la facture.

Vous dites que vous avez déjà une belle équipe. Pensez-vous qu’elle puisse être encore améliorée?

Je l’espère et je suis sûr qu’elle le sera. Maintenant à quels postes, c’est un peu tôt pour le dire. Permettez-moi de rester évasif sur le sujet, mais je ne pourrais pas être très précis. Je n’ai pas encore parlé au groupe, certains n’ont toujours pas pris de vacances et vont rentrer plus tard…Il y aura des discussions à mener pour préciser tout ça et je pourrai vous répondre là-dessus.