Tour de France 2013: Ce que réservent les étapes corses au peloton

Romain Baheux

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 Le peloton du Tour de France roulera en Corse pendant trois jours.
 Le peloton du Tour de France roulera en Corse pendant trois jours. — PASCAL POCHARD-CASBIANCA / AFP

De notre envoyé spécial à Porto-Vecchio (Corse-du-Sud)
La Grande Boucle part dans l’inconnu. Pour la première fois, le Tour de France emprunte les routes de Corse à partir de samedi. Les coureurs s’élanceront de Porto-Vecchio pour trois étapes sur l’Ile de Beauté. Seul professionnel de l’histoire du cyclisme insulaire, l’ancien coureur Dominique Bozzi décrit le profil des trois rendez-vous corses. Où le peloton pourrait être secoué.
 
Porto-Vecchio-Bastia. «C’est une étape toute plate, sans aucune difficulté. Il y aura un sprint massif dans Bastia à l’arrivée, il n’y a vraiment rien du tout pour départager les coureurs avant la ligne d’arrivée. Il n'y a que de la ligne droite en plaine où le peloton pourra voir les échappés à des kilomètres devant. On finit sur la quatre-voies à Bastia. Même s’il y a une minute d’avance dans le final, les coureurs échappés resteront à portée de fusil. Avec la force des équipes présentes sur le Tour, elles les rattraperont sans souci.»
 
Bastia-Ajaccio. «Les coureurs vont emprunter le col de Vizzavona, un col de deuxième catégorie. Pour certains coureurs qui ne sont pas prêts pour la montagne rapidement, ça peut être difficile. Si certains favoris ont un jour sans, ils peuvent déjà rentrer à la maison. Il faudra une échappée assez forte pour aller au bout si elle se forme dans le col car il y a pas mal de plat derrière. Le peloton continue vers Ajaccio avant une dernière bosse qui monte assez fort sur un kilomètre. Un baroudeur peut en profiter pour sortir et pour aller au bout.»
 
Ajaccio-Calvi. «C’est l’étape piège. On ne gagnera pas le Tour en Corse mais certains vont le perdre dans cette étape. Sur le Tour de Corse, le peloton a explosé. Ca va partir d’entrée dans le col de San Bastiano. On enchaîne plusieurs difficultés avant d’arriver sur le col de Marsolino qui est très difficile à descendre. Au Tour de Corse, il y a eu une dizaine de chutes et on a déjà eu des motos ou des voitures qui ont fait des sorties de route. Les virages sont très compliqués à négocier. Certains peuvent perdre trente ou quarante secondes s’ils n’arrivent pas à bien négocier cette dernière difficulté.»