Wimbledon: Tout n'est pas toujours tout blanc pour les joueurs

TENNIS Ils n'ont pas le droit d'arborer de couleurs sur leurs tenues ce qui pose parfois certains problèmes...

R.S.

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La joueuse de tennis Maria Sharapova lors de son premier tour à Wimbledon le 24 juin 2013.
La joueuse de tennis Maria Sharapova lors de son premier tour à Wimbledon le 24 juin 2013. — Sipa

Les goûts et les couleurs, ça ne se discute pas. Sauf à Wimbledon où seul le blanc fait office de dress code universel. Dans l’enceinte du All England Lawn Tennis Club, le règlement est clair au point de s’interroger sur le port de la culotte orange (ou shorty pour les puristes) de Maria Sharapova et Serena Williams. Puisqu’il s’agit de sous-vêtements et non de tenues officielles, deux jeunes femmes ont été autorisées à les porter sous leurs jupettes. De son côté, Roger Federer n’a pas non plus été inquiété pour ses semelles orangées, laissant courir l’idée d’un traitement de faveur.

En revanche, l’entraîneur de Benoît Paire a eu moins de chance en début de semaine lors d’un entraînement. Vêtu de noir, Lionel Zimbler a été invité à observer son joueur à l’extérieur du court, conformément aux règles en vigueur dans ce cercle de verdure très sélect. A l’ouest de Londres, l’imposition du blanc intégral date du début des années 1960 lorsque les joueurs souhaitaient masquer les traces de transpiration. Seuls des liserés sur les manches sont autorisés. Récemment, le concept a été défendu par la reine herself, soucieuse de conserver les traditions locales.

«J’aime les traditions, ça ne fait pas de mal»

Chez les joueurs, le sujet divise toujours les excentriques aux tenues flashy et les fans des soirées blanches. Aravane Rezai s’est récemment élevée contre cette tradition so British, après s’être fait recaler pour une tenue trop argentée. Nathalie Tauziat, finaliste à «Wimb» en 1998 se souvient d’avoir également été pointée à l’entrée du court, mais défend ces traditions quitte à passer pour une joueuse vieux-jeu. «On connaît les règles ici et il faut les respecter. J’aime les traditions, ça ne fait pas de mal.»

L’ancienne numéro 1 française comprend aussi que certains cadors puissent bénéficier d’un peu plus de clémence. «Sur tous les tournois, les meilleurs ont des avantages, c’est connu. C’est normal. Vous croyez sincèrement qu’on va aller emmerder Federer parce qu’il a des semelles oranges? Ça ne se voit même pas de toute façon.» Sauf en cas de roulé-boulé pour fêter sa victoire finale sur le gazon.