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Ligue 1: Lille revient de nulle part

Ligue 1: Lille revient de nulle part

FOOTBALLMené au score à Bastia jusqu'à la 85e minute, le Losc a renversé la situation en fin de match (1-2) et garde intacts ses rêves de Ligue des champions...
A Bastia, François Launay

A Bastia, François Launay

Et ils sautèrent tous comme des gamins. L’espace de trente secondes, le banc de touche du Losc s’est transformé en cour de récréation où les embrassades et les serrages de poing témoignaient du soulagement lillois. Le but de Marko Basa était par là. Il ne restait qu’une minute à jouer à Furiani et le Monténégrin effleura de la tête un centre de Pedretti pour offrir la victoire à son équipe. « On y a cru jusqu’au bout», témoigne sobrement le timide défenseur lillois bien conscient du joli coup réalisé en Corse.

Benoît Pedretti : «Si on n’avait pas gagné, on pouvait faire une croix sur la Ligue des champions»

Car ce but permet au Losc de garder intacts ses espoirs de podium et de Ligue des champions. «Si on n’avait pas gagné à Bastia, on pouvait faire quasiment une croix sur la Ligue des champions. On aurait eu sept points de retard sur Marseille (2e) et cinq sur Lyon. Ca aurait fait beaucoup à cinq journées de la fin. Là, tout est jouable. Même si entre nous, Nice, Marseille et Lyon, il y aura une équipe couillon», sourit Benoit Pedretti, un milieu qui sait de quoi il parle.

Landreau a repoussé l’échéance

Car jusqu’à la 85e minute à Bastia, le couillon de la journée s’appelait le Losc. Mené au score sur un but de Khazri (47e), Lille a longtemps buté sur un excellent et revanchard Mickael Landreau qui a bien failli provoquer la chute de ses ex-coéquipiers. Avant que Lucas Digne ne rallume la lumière sur une frappe magistrale des 30 mètres. «Je n’ai pas trop regardé, j’ai juste vu que les filets tremblaient», raconte le gamin de 19 ans qui a remis le Losc sur les bons rails à un moment où plus grand monde n’y croyait.

Un mental d’acier

La preuve que dans ce sprint final, Lille, qui a gagné huit de ses dix derniers matchs, sera difficile à aller chercher. « Avant la trêve, on aurait peut-être perdu ce match-là. Mais là, on est plus en confiance et on ose plus », résume Nolan Roux attaquant d’un Losc qui semble paré à toutes les missions. Même les plus impossibles.