Pourquoi le Parc Astérix remonte aux sources du Nil (et de la BD)
par isis•Pour sa saison 2026, le Parc Astérix a achevé la nouvelle zone Egypte, plus immersiveBenjamin Chapon
L'essentiel
- Le Parc Astérix a achevé la rénovation de sa zone Egypte.
- Les travaux ont duré trois ans et comprennent de nouvelles attractions et restaurants mais aussi des rethématisations de lieux existants.
- Pour Guy Vassel, directeur général adjoint du Parc Astérix, il s’agit d’offrir une plus grande immersion dans le monde des BD Astérix.
«Par Osiris et par Apis, tu es maintenant une zone Egypte, une zone Egypte ! » Le mage Iris, vu dans Les 12 travaux d’Astérix, en perdrait son latin (ou son égyptien) : toute une zone du Parc Astérix est méconnaissable en cette rentrée 2026. Initiée en 2024, la transformation de la zone Egypte est aujourd’hui achevée. Après l’ouverture des attractions La Tour de Numérobis et le Tombeau des dieux (une maison hantée), mais aussi d’un point de restauration P’Oz Kebab et du grand restaurant Les fastes du Nil, la zone s’est encore étoffée.
L’ancienne « place 1900 » a disparu, et avec elle toute la zone autrefois intitulée Les rues de Paris. L’Oxygenarium, immense toboggan en bouées, a changé de nom et de thème. Finie l’expérience pneumatique sur le thème steampunk de l’Exposition universelle, l’attraction s’appelle désormais La descente du Nil. A côté, le Restaurant du Cirque, et son immense chapiteau rouge ont été remplacés par Les comptoirs d’Epidemaïs. Enfin, les Chaises volantes s’appellent maintenant L’envol d’Ibis.
« Une cohérence totale »
« Toute cette rethématisation progressive de la zone a demandé trois ans de travaux, raconte Guy Vassel, directeur général adjoint du Parc Astérix. On a suivi la même méthode qu’avec le Festival Toutatis : quand on fait une zone, on fait TOUTE la zone. Il faut viser la cohérence totale pour favoriser l’immersion. » Tout comme les zones Toutatis, gauloise ou romaine, la zone Egypte a donc maintenant une forme d’autonomie avec des attractions pour tous les publics, un spectacle inédit et une offre de restauration.
« La zone manquait d’identité auparavant. Il y avait la grande attraction OzIris, qui était un peu seule. En créant une vraie place égyptienne on voulait donner une forte identité à la zone, qui datait quand même de l’ouverture du parc, il y a trente-cinq ans… » Depuis plusieurs années, la demande des visiteurs à laquelle doivent répondre les parcs d’attractions est celle d’un fort sentiment d’immersion. « Outre la rethématisation des attractions, cela passe beaucoup par les points de restauration, explique Guy Vassel. On a été très attentifs à cette offre, et au décor des restaurants comme Les comptoirs d’Epidemaïs. On a aussi ajouté des jets d’eau et de la végétation qui évoquent l’Egypte. »
Le goûteur de Cléopâtre a ouvert son restaurant
Cette rethématisation de la zone précède l’ouverture d’un nouvel espace, en 2028, dans les anciennes « rues de Paris », une partie couverte abandonnée depuis plusieurs années. C’est là que prendra place la zone Londinium qui fera le lien avec la zone gauloise.
Tous nos articles sur Astérix« Notre ambition est que les visiteurs se retrouvent dans le monde des BD et dessins animés Astérix et aussi que le parc augmente ou étend, en quelque sorte, l’univers des BD, explique Guy Vassel. Il y a une histoire en lien avec le monde d’Astérix derrière chaque élément du parc. Le Grand Splash a été rethématisé pour accueillir les pirates, qui étaient absents du parc. Et dans la zone Egypte, le restaurant Les Fastes du Nil est celui du goûteur de Cléopâtre qui a ouvert son établissement… »
Outre la création de Londinium, le Parc Astérix prépare également le développement de la zone Grèce.


















