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France-Allemagne: Romain Alessandrini, l'invité surprise de la liste de Deschamps?

France-Allemagne: Romain Alessandrini, l'invité surprise de la liste de Deschamps?

FOOTBALLLe milieu rennais pourrait être appelé pour affronter l'Allemagne en amical...
Romain Scotto

Romain Scotto

Rien ne dit que Guy Stéphan observait un joueur précis, samedi soir, au stade de la Route de Lorient. Mais comme le public rennais, l’adjoint de Didier Deschamps n’a pu rester insensible à la performance de Romain Alessandrini, l’ailier breton auteur d’un but et d’un nouveau grand match contre l’OM. Depuis le début de saison, l’ancien Clermontois ne cesse d’attirer l’attention, au point de recevoir une pré-convocation chez les Bleus. Et de faire figure de candidat pour une place dans la liste de Didier Deschamps, jeudi, pour affronter l’Allemagne le 6 février.

Parce qu’il est en grande forme. Avec neuf buts, cinq passes en 19 matchs de championnat, l’attaquant de 23 ans n’a pas mis beaucoup de temps à s’adapter à la Ligue 1. «Dans la finition et dans la dernière passe, il a gardé ses qualités. Mais en plus, il a progressé dans le cœur du jeu», indique Michel der Zakarian, son ancien coach à Clermont, qui se souvient d’un joueur un peu plus individualiste. Aujourd’hui, Alessandrini fait figure d’artilleur longue distance dont chaque frappe puissante paralyse les gardiens adverses. «Il a une patate énorme et là, il n’arrête pas de progresser, enchaîne Der Zakarian. Il aime le jeu, c’est un bosseur, il a la grinta. C’est un tueur devant le but, capable de répéter les efforts.» A son sujet, Antonetti dit parle d’un joueur «spontané, généreux, combatif», qui devrait vite faire parler de lui au-delà de l’Ille et Vilaine. Pour ne pas se cantonner au statut de nouvel Olivier Monterrubio.

Parce qu’il y a peut-être une place à prendre. Sur le papier, l’ailier rennais a la mauvaise idée de se placer naturellement dans le couloir gauche. Un poste où Franck Ribéry a pris ses habitudes sous l’ère Deschamps. Mais derrière lui, la hiérarchie n’est pas figée. «En plus, il est joue aussi bien à gauche qu’à droite. Il aime bien être à droite pour rentrer sur son pied gauche», relève Romain Danzé, son capitaine à Rennes. «Romaing» comme le surnomment ses coéquipiers, peut s’immiscer dans un noyau de joueurs où figurent Valbuena, Ménez, Payet, voire Ben Arfa, Rémy. Côté expérience, le Rennais accuse un léger retard, mais sur la forme du moment, il n’a rien à envier aux cinq derniers nommés, en retrait avec leur club ou oublié du sélectionneur.

Parce qu’en amical, Deschamps peut se le permettre. A un an et demi de la Coupe du monde, Didier Deschamps n’a pas encore clos la période des «essayages». Pour cela, il ne lui reste plus beaucoup de fenêtres amicales. Après ce match contre l’Allemagne, il faudra attendre le mois de juin et la tournée des Bleus au Brésil où deux matchs amicaux (Angleterre et Brésil) sont prévus en quatre jours. S’il semble difficile pour Deschamps d’intégrer des bizuts contre l’Espagne, la meilleure chance d’Alessandrini reste donc le prochain France-Allemagne.