Après le WRC, Sébastien Loeb bientôt sur le Dakar?
RALLYE•La star française est espérée en Amérique du Sud en 2014...Antoine Maes
De notre envoyé spécial à La Rioja (Argentine),
Pour le moment, l’avenir de Sébastien Loeb s’écrit à très court terme. Pas question pour l’Alsacien d’évoquer autre chose que le rallye de Monte-Carlo, qui commence ce mercredi. Son nom revient pourtant régulièrement de l’autre côté de l’Atlantique. Au Dakar 2013, on parle en effet beaucoup de la possible arrivée de Loeb sur le bivouac en 2014. «Je serai très content, mais je ne crois que ce que je vois», tempère pour le moment Etienne Lavigne, le patron de la course, qui sait bien que l'année en pointillés de l'Alsacien en WRC s'apparente à une pré-retraite.
Il y a tout de même quelques indices encourageants. Comme la cour de Nasser Al-Attiyah, taulier de l’équipe Qatar-Redbull. «Sébastien était au Qatar en décembre pour tester nos différents buggy, et il a aimé. Il a conduit, il a joué, a ri, il était content dans les dunes. L’offre est ouverte pour lui», assure le pilote qatari, qui espère bien monter un gros coup pour l’année prochaine, malgré son abandon lundi soir.
Carlos Sainz: «Il faut avoir un peu plus de patience. Ne pas penser en dixième ou seconde»
Car la star du rallye mondial ne risque pas de venir s’aventurer sur les pistes sud-américaines avec n’importe quelle monture. «Ça prend du temps, il faut être intégré dans une bonne équipe, être bien entouré, avoir une bonne voiture, explique Etienne Lavigne. Je ne l’imagine pas venir avec un 4/4 standard. On l’aiderait, il ferait le stage Dakar, on s’occuperait de lui.» Il s’en occuperait d’autant mieux que ce serait un formidable coup de pub pour sa course, qui souffre d’un petit désamour avec son pays d’origine.
Reste à savoir ce que pourrait bien espérer Loeb sur une course pareille. Pilote d’exception, il n’a tout de même qu’une expérience limitée sur les dunes. «Il faut changer un peu sa mentalité. Avoir un peu plus de patience. Ne pas penser en dixième ou seconde», prévient Carlos Sainz, qui a lui aussi fait le grand saut il y a quelques années. Pour l’Espagnol, il n’y a tout de même pas de contre-indication majeure: «Quand on a les qualités du WRC, ça peut aller très vite.» Encore plus quand on s’appelle Sébastien Loeb.



















