Top 14: Racing ou Stade Français, quel camp choisir?

RUGBY Les deux équipes franciliennes s'affrontent samedi au Stade de France...

Julien Laloye

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Des supporters du Stade Français et du Racing-Métro, le 21 novembre 2009 à Colombes.
Des supporters du Stade Français et du Racing-Métro, le 21 novembre 2009 à Colombes. — A.REAU/SIPA

Vous n’avez rien contre le rugby, vous habitez Paris et sa région, mais vous n’arrivez toujours pas à vous décider entre supporter le Racing-Métro ou le Stade Français? Avant le derby qui opposera les deux formations samedi au Stade De France pour la 12e journée de Top 14, 20 Minutes vous aide à choisir l’équipe en fonction de votre profil.

Vous êtes à cheval sur la tradition. Un club c’est d’abord une histoire et des valeurs. Vous êtes supporters du Racing-Métro. C'est Jonathan Perrot, fondateur du club de supporters Génération Yves-du-Manoir, né en pro D2 il y a quatre ans, qui le dit : «Quand des nouveaux viennent nous rejoindre, on essaie de leur inculquer l’histoire du Racing-Métro. La finale de 87, le titre de 90, les nœuds papillons, le beau jeu…» Bref côté Racing, on veut montre que les Ciel et Blanc ont une histoire qui remonte à plus loin que…1998, année qui a vu éclore une colonie de suiveurs du Stade Français pour le premier titre des Parisiens depuis 1903. Autant dire au Moyen-Age.

Vous êtes plus province que Paris: Vous êtes supporters du Stade Français, longtemps étiqueté club bon chic bon genre du 16e arrondissement, en opposition à un Racing destiné aux banlieusards. A tort, selon Jean-Pierre Bacon, président de l’association des amis du Stade Français: «Moi, j’aime retrouver la notion d’amateurisme dans le rugby. La première fois que je suis allé à Jean-Bouin, ça sentait bon l’herbe fraîche, on se serait cru à la campagne. Encore aujourd’hui, on a un président simple (Thomas Savare, ndlr), c’est autre chose que Cesar l’imperator (Jacky Lorenzetti, le président du Racing)…»

Vous êtes un fan de sport à l’américaine. Le show autour du match est aussi important que le match lui-même. Vous êtes supporters du Stade Français. Les délocalisations, les pom pom girls en petite tenue, la descente du ballon en montgolfière, «c’est le génie de Max Guazzini, explique Jean-Pierre Bacon. Le même match organisé par le Stade Français, il y a 20.000 personnes de plus au Stade France.» Ils ne seront en effet que 45.000 à garnir les tribunes samedi, pour cette rencontre où c’est le Racing qui reçoit. «On est un peu moqués car le Racing n’a pas une vraie culture de supporters, reconnaît Jonathan Perrot. Mais c’est en train de changer.»

Vous êtes un opportuniste, vous ne supportez que les gagnants. Vous êtes supporters du Racing, qui a disputé les phases finales lors des trois dernières saisons, au contraire du Stade Français. Mais vous pouvez changer d’avis si cela se passe mal, personne ne vous en voudra. C’est d’ailleurs tout le problème des deux clubs: «Il ya beaucoup de supporters qui naviguent de l’un à l’autre au gré des résultats», déplore Jonathan Perrot. Léger avantage tout de même au Stade Français, qui a réussi à fidéliser un noyau dur, se félicite Jean-Pierre Bacon. «Même si le Stade était descendu en fédérale, ceux-là n’auraient pas lâché le club.» Même pas pour aller au Racing?