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Masters de Londres: Tsonga peut-il éviter le zéro pointé?
TENNIS – Le Français n'a battu aucun membre du Top 8 cette saison...Julien Laloye, à Bercy
Si on était en position de lui donner des conseils, on dirait à Jo-Wilfried Tsonga de se trouver une excuse. Un lumbago, une petite tendinite l’épaule, une urgence familiale…Bref n’importe quoi pour ne pas aller à Londres disputer les Masters. Franchement, aller se coltiner Djokovic (dés lundi), Murray et Berdych, quand on n’a plus battu un Top 10 depuis une éternité (onze échecs en autant de tentatives en 2012), cela confère au masochisme. Et puis ça permettrait à Gasquet [Son premier remplaçant] de faire admirer son revers à une main à la foule londonienne. Ce qui nous fait dire que ce n’est pas forcément l’idée du siècle, vu les limites du Biterrois contre les tout meilleurs.
Repenser à 2011
Va pour Tsonga alors, dont Lionel Roux nous aide à défendre le dossier avant son entrée en lice face au numéro 1 mondial lundi. «Jo est au niveau. Il ne s’est pas laissé décrocher par ce groupe des cinq/six meilleurs du monde» avance l’entraîneur français en Coupe Davis, qui en veut pour preuve les résultats du Français cet automne : « Il fait finale à Stockholm [où il mène 6-4, 4-2 contre Berdych avant de s’incliner], encore finale à Pékin où il fait un super premier set contre Djokovic, il gagne à Metz… Jo est resté au contact ». Oublié donc, une semaine parisienne plus que moyenne, un bilan largement défavorable contre ses rivaux (cinq victoires-huit défaites contre Djokovic, 1-6 face à Murray et 1-3 contre Berdych) et un niveau de jeu à peine acceptable. Sur indoor, le Français peut faire tomber n’importe qui. C’est du moins comme ça que Tsonga lui-même voit les choses : «Je ne fais pas partie des favoris mais je reste un joueur dangereux sur ce genre d’événement et ce genre de surfaces ».
Profiter de la formule
L’an passé, Tsonga, qui avait pris le partie de beaucoup attaquer sur un revêtement un peu plus rapide qu’à Paris, ne s’était incliné que face à Federer, en poule et en finale. Pour Lionel Roux, le Manceau peut espérer refaire le coup sans problèmes : «Jo n’est pas extra en ce moment mais c’est un joueur qui aime quand on ne l’attend pas. Si les sensations sont bonnes, si les balles lui conviennent, ça peut bien se passer... ». Les modalités particulières du Masters de fin d’année, où deux qualifiés sortent des poules pour jouer les demi-finales peut également jouer en faveur de Tsonga, qui s’il n’a pas battu de grands joueurs cette saison, leur a souvent pris des sets. «Tout sera bon à prendre juge Roux. Une victoire, un set, quelques jeux de plus ou de moins…Au Masters on peut se qualifier en ayant gagné un match et un set. Ca se joue sur des détails ». Détails qui avaient souri au Français en 2011, quand « Jo » avait joué –et obtenu- sa qualification sur la dernière manche de son dernier match face à Nadal. Se retrouver dans le même cas de figure cette semaine relèverait déjà du miracle.



















