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Bercy: Dans l'anonymat des qualifications

Bercy: Dans l'anonymat des qualifications

TENNISJonathan Dasnières de Veigy, 155e mondial, est déjà éliminé du tournoi avant qu'il n'ait commencé...
J.L, à Bercy

J.L, à Bercy

Il fait partie de cette cohorte de joueurs qui commencent leur tournoi la semaine d’avant, quand les meilleurs ne savent pas encore dans quel hôtel ils vont dormir le dimanche et les spectateurs ne sont pas au courant que les matchs ont commencé. Jonathan Dasnières de Veigy, 155e joueur mondial ne connaîtra pas le frisson du grand tableau. Le Nîmois a été sorti par Grigor Dimitrov dimanche à Bercy lors du dernier tour des qualifications (7-6-, 6-2), deux ans après avoir perdu face à Arnaud Clément, un peu plus tôt encore. « Pourtant il y avait la place» peste le Français, qui tenait le break au second.

Intégrer le top 100

Ce n’est pas si souvent qu’il a l’occasion de passer le cut d’un tournoi aussi prestigieux. Son quotidien à lui, c’est « les challengers, les qualifs de tournois 250, et celles des Grand Chelem » en espérant une wild-card pour Roland. Comme celle tombée cette année, avec à la clé un premier tour sur le Lenglen face à Ferrero, « Un super souvenir dans une super ambiance », et surtout 18 000 euros, malgré la défaite assez sèche (6-1, 6-4, 6-3), qui ont permis tenir jusqu’à la fin de saison. On pourrait penser que Jonathan, 25 ans déjà, ne croit pas en ses chances d’aller beaucoup plus haut. Mais on se trompe : lui croit dur comme fer à ses possibilités d’entrer dans le Top 100 l’an prochain. Plus une affaire de mental qu’autre chose. « Les mecs qui sont là, on a tendance à en faire une montagne, et puis en les jouant on se rend compte qu’ils ne sont pas si loin que ça. La différence s’est vachement resserrée entre le 200e et le 100e»

Le mental est la clé

Est-il admiratif, tout de même, du talent qu’on prête par exemple à un Dimitrov, son adversaire du jour, le genre de talent qui a vite fait de vous faire passer pour un joueur simplement besogneux ? Pas vraiment, en fait. « C’est sûr qu’il a du potentiel. Mais on en a vu d’autres dont on disait la même chose et qui n’ont jamais rien fait». Finalement, la seule chose qu’il envie aux meilleurs, c’est cette capacité à faire du tennis un travail : «Les voir enchaîner toutes les semaines, sans état d’âme, c’est impressionnant». Lui n’en est pas là, même s’il s’entraîne à plein temps à Roland-Garros avec Ouanna et Serra, deux joueurs qui évoluent dans les mêmes eaux que lui. Mais ça ne l’empêche pas d’en avoir l’ambition : «Il faut faire péter quelques barrières dans la tête et c’est jouable». Simple non ?
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Est-il admiratif, tout de même, du talent qu’on prête par exemple à un Dimitrov, son adversaire du jour, le genre de talent qui a vite fait de vous faire passer pour un joueur simplement besogneux ? Pas vraiment, en fait. « C’est sûr qu’il a du potentiel. Mais on en a vu d’autres dont on disait la même chose et qui n’ont jamais rien fait». Finalement, la seule chose qu’il envie aux meilleurs, c’est cette capacité à faire du tennis un travail : «Les voir enchaîner toutes les semaines, sans état d’âme, c’est impressionnant». Lui n’en est pas là, même s’il s’entraîne à plein temps à Roland-Garros avec Ouanna et Serra, deux joueurs qui évoluent dans les mêmes eaux que lui. Mais ça ne l’empêche pas d’en avoir l’ambition : «Il faut faire péter quelques barrières dans la tête et c’est jouable». Simple non ?