Stade Français: Jules Plisson, un bleu à l'ouverture
RUGBY•Le numéro 10 du Stade Français a été appelé à 21 ans chez les Bleus pour la tournée de novembre...R.S.
Cela pouvait être «la blague» du jour à l’entraînement du Stade Français, comme l’a d’abord cru Jules Plisson, ce mardi matin. Puis un coup d’œil sur la liste de Philippe Saint-André a ramené tout le monde à la réalité. Avec David Attoub et Pascal Papé, le demi d’ouverture de 21 ans est bien le troisième larron du club invité à participer à la tournée internationale de novembre. Encore remplaçant il y a un an, celui qui porte les couleurs du Stade depuis les minimes a donc mis cinq matchs pour convaincre le sélectionneur des Bleus cette saison.
«Il n’a pas une expérience énorme, mais ce n’est pas si étonnant», éclaire son coach, Richard Pool Jones qui l’a vu progresser en quelques mois et n’hésite pas à le titulariser en laissant Felipe Contepomi sur le banc. Pour expliquer cette prise de pouvoir il faut se tourner vers un autre personnage du club à mèches blondes: Diego Dominguez. Depuis le début de l’année, l’Italien offre son expertise au joueur à l’entraînement.
Il manque juste de vice
A ses côtés, Plisson est devenu ce demi d’ouverture moderne, leader dans le jeu, doté d’un jeu au pied long, d’une passe rapide et «impossible à comparer à un ouvreur classique», indique Bertrand Terrier qui l’a coaché en sélection d’Ile-de-France de 15 à 17 ans. Quatre ans plus tard, il n’est pas trop tôt pour lui offrir sa première cape, juge Pierre Rabadan l’un des «anciens» du Stade Français. La jeunesse au pouvoir, ça lui plaît. «Il faut arrêter de dire que les joueurs doivent être à maturité pour être appelés. La maturité vient en jouant des matchs de haut niveau.» Donc en équipe de France.
Toujours étudiant (en marketing et management), le joueur reste pourtant en formation. «Il mettra toujours l’intérêt collectif avant l’intérêt personnel. De ce côté-là, il est en décalage avec le monde professionnel», analyse Bertrand Terrier. Richard Pool Jones ne dit pas le contraire en le décrivant comme le «gendre parfait». A tel point qu’il regrette son «manque de vice» pour faire de lui un joueur aguerri. «Mais ça, c’est aux vieux de lui inculquer, les Papé, Parisse, etc. Je leur fais confiance.» En équipe de France, il devrait aussi trouver quelques vieux routiers pour lui apprendre le métier.



















