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Le PSG en Ligue des champions, entre bides et exploits

Le PSG en Ligue des champions, entre bides et exploits

FOOTBALLAprès une longue absence, le club parisien retrouve l'élite du football européen...
Alexandre Pedro

Alexandre Pedro

Huit ans. Voilà Huit ans que les supporters du PSG attendent les retrouvailles de leur club avec la Ligue des champions (mardi face au Dynamo Kiev). Entre Paris et la plus prestigieuse des coupes d’Europe, l’histoire se résume à cinq participations. Suffisant pour marquer les esprits. Il faut dire qu’un club capable d’éliminer le Barça par la grâce d’une frappe écrasée de Vincent Guérin et d’être la victime d’un triplé Serguei Semak mérite qu’on s’arrête sur lui.

Voir Vitkovice et mourir

En 1986, l’époque est encore à la Coupe d’Europe des champions et à la Tchécoslovaquie communiste. Pour sa première en C1, le PSG de Gérard Houllier trébuche d’entrée face au FC Vitkovice (2-2, 0-1). Les buteurs parisiens? Jean-Marc Pilorget et Vahid Halilhodžić. Une autre époque.



Paris, roi de poules

Huit ans ont passé, la lucrative Ligue des champions a fait son apparition. Emmené par le duo Weah-Ginola, le PSG marche sur l’Europe. Six victoires en six matchs dans une poule avec le Bayern Munich, le Spartak Moscou et déjà le Dynamo Kiev. George Weah plante au passage un but d’anthologie à Oliver Kahn.



Guérin fait chavirer le Parc

Sur sa lancée, le PSG retrouve en quart de finale le FC Barcelone. Mené 1-0 au Parc des Princes, les hommes de Luiz Fernandez renversent la situation avec Raï et Vincent Guérin. Une frappe un rien écrasée d’accord, mais qui suffit pour tromper Carles Busquets (le père de Sergio). En demi-finale, Paris redescendra sur terre face à l’AC Milan.



Fax perdu et glorieuses conséquences

On ne remerciera jamais assez la secrétaire coupable d’avoir égaré un fax de l’UEFA en août 1997. Puni pour avoir aligné Laurent Fournier suspendu pour ce tour préliminaire contre le Steaua Bucarest, Paris perd le match aller 3-0 sur tapis vert. Mission impossible? Même pas. Au retour, le PSG balaye les Roumains avec un triplé de Rai et un Léonardo stratosphérique pour son dernier match. Une soirée magique (même Florian Maurice trouve le chemin des filets) et une victoire 5-0.



L’instant norvégien

En 2001, le PSG sort son «plan banlieue» et casse sa tirelire pour attirer les Anelka, Dalmat et Luccin. Dans un premier temps, la mayonnaise prend et l’équipe entraînée par Philippe Bergoroo écrase les malheureux Norvégiens de Rosenborg (7-2). La chute ne sera que plus lourde. Un mois plus tard, Bergeroo est abandonné en rase campagne par ses joueurs à Sedan. Défaite 5-1 et limogeage dans la foulée.



Naufragés en Galice

Luis Fernandez arrivé en pompier de service, le PSG entrevoit les quarts de finale. Laurent Leroy y va de son doublé, Paris mène 3-0 et Fernandez lance Eric Rabésandratana à la place d’Okocha pour sécuriser le jeu aérien. Résultat des courses: un triplé de la tête de Walter Pandiani et une défaite 4-3. Paris est magique.


Et Coridon s’envola

Charles-Edouard Coridon n’a eu besoin que d’un but pour assurer sa place dans l’histoire du PSG. Plus qu’un but, une inspiration venue d’ailleurs face à Porto à l’automne 2004. Un geste sans nom, puisque personne ne l’avait osé avant et imité ensuite.



Trois fois Semak

Quelques semaines plus tard, les Parisiens n’ont besoin que d’un nul face au CSKA Moscou pour assurer leur présence en huitièmes. C’était sans compter sur un certain Serguei Semak. Auteur d’un triplé, le milieu russe précipite la chute du PSG… qui aura l’idée de recruter son bourreau la saison suivante. Avec la non-réussite que l’on connaît (un but en 31 matchs).