Ces quatre anecdotes qui prouvent que les transports en commun à Paris ont bien changé en 70 ans
Culture•Du 21 au 22 septembre 2019, la RATP sort le grand jeu pour les Journées du patrimoine
70 ans sur les bons rails, ça mérite bien une chanson! Et même plusieurs... A l'occasion des Journées européennes du patrimoine et de ses 70 ans, la RATP propose aux curieux un spectacle musical inédit (lire plus bas). Guidé en chansons au milieu des exceptionnelles réserves de matériels roulants historiques de Villeneuve-Saint Georges (94), le public partira pour un voyage musical inédit. Il découvrira aussi l’évolution pleine de surprises des transports en commun à Paris. Sans rien spoiler de la promenade, nous avons choisi quatre anecdotes qui prouvent qu’en transports en commun, nous avons tous fait beaucoup de chemin.
Des équidés bien encombrants
La Compagnie Générale des Omnibus (CGO), ancêtre lointain de la RATP, avait la lourde tâche d’assurer le transport des Parisiens à partir de 1855. Et ses imposants omnibus à chevaux semaient la pagaille dans les rues de la capitale. On vous laisse par exemple imaginer le casse-tête des embouteillages. Mais la principale nuisance s’avère être le crottin de cheval, devenu un fléau olfactif voire environnemental. La cavalerie tire sa révérence en 1913 pour faire de la place aux automobiles, une solution alors jugée plus « écologique ».
Fin de la 1 ère classe
Des sièges rembourrés garnissaient la 1 ère classe à laquelle on pouvait accéder en milieu de rame pour 10 centimes supplémentaires. Destinée à apporter plus de confort aux voyageurs, cette section n’affichait pas toujours un taux de remplissage élevé. Et par conséquent, engendrait l’encombrement de la deuxième classe. Elle fut supprimée en 1991, pour des questions de rentabilité mais également de principe.
Une machine à tubes ?
Si les titres de transport seront dématérialisés à l’horizon 2021, l’image du poinçonneur reste fortement ancrée dans l’esprit de certains voyageurs. Disparus en 1974, ces travailleurs de l’ombre étaient chargés de composter les tickets des usagers. En 1958, Serge Gainsbourg leur avait même consacré une chanson intitulée « Le poinçonneur des Lilas ». De quoi lancer pour de bon la carrière de l’artiste. A l’horizon 2023, une station Serge Gainsbourg sera mise en service sur la ligne 11... aux Lilas.
Le RER pour tous L’ensemble des stations RER exploitées par la RATP peuvent aujourd’hui accueillir des voyageurs à mobilité réduite, et ceci grâce à des travaux d’accessibilité entrepris dès 1992 . Le RER A a par exemple été labellisé « Cap'Handéo services de mobilité », garantissant une formation spécialisée des agents et des équipements adaptées.



















