Acheter à deux, oui, mais sous quel régime ?
Union•Avant d’acheter un logement à deux, mieux vaut passer en revue un certain nombre de points et savoir que vos droits diffèrent selon votre type d’union
Malgré la crise sanitaire, le marché immobilier est très dynamique et bon nombre de couples sont en quête d’un toit. Quel que soit votre statut (union libre, pacsés, mariés), certains points méritent d’être étudiés avant d’acheter : les revenus de chacun, la présence ou non d’enfants, le type d’achat (résidence principale ou investissement locatif), etc. Par ailleurs, votre type d’union aura des répercussions diverses.
Le mariage, gage de sécurité
Sous le régime de la communauté légale et de la communauté universelle, chacun est propriétaire à part entière des biens acquis pendant le mariage, peu importe son apport ou qui rembourse le prêt. En revanche, sous le régime de la séparation des biens, chaque époux est propriétaire à hauteur de son apport. Faites le point avec votre notaire pour éventuellement changer de régime ou prendre des dispositions testamentaires. Dans tous les cas, le mariage reste le statut le plus protecteur puisque l’accord des deux époux est nécessaire pour vendre le bien et il assure la transmission du patrimoine en cas de décès. Peu importe le régime, le conjoint survivant a un droit de viager sur la résidence principale.
Pacsés ou simples concubins, prudence
Vous êtes pacsés sous le régime de la séparation de biens ? Lorsque vous achetez votre logement, chacun est propriétaire à hauteur de son apport financier. Si l’un décède, l’autre bénéficie d’une année de jouissance gratuite s’il s’agit de la résidence principale du couple. Si vous êtes pacsés sous le régime de l’indivision des biens, le logement, financé par les revenus du couple pendant le Pacs, vous appartient à part égale. Cependant, dans ces deux situations, le partenaire survivant n’hérite de rien excepté si un testament a été prévu pour étendre ses droits. Là encore le notaire est tout indiqué pour établir ce document et ainsi se protéger mutuellement. Enfin en union libre, vous êtes sous le régime de l’indivision. Chacun est propriétaire à hauteur de sa participation financière. Le testament permet d’hériter de son conjoint mais il faut s’acquitter de droits de succession élevés (60%).



















