20 Minutes avec agence
Les estimations annoncées ont été largement dépassées ! Ce mardi, un squelette rare de Nanotyrannus baptisé « Jodi » s’est envolé pour 47,3 millions de dollars lors d’une vente de la maison Sotheby’s à New York, soit plus de 42 millions d’euros. Son estimation initiale était comprise entre 6 et 9 millions de dollars, précise CNN. Il s’agit du deuxième fossile le plus cher jamais vendu, après « Gus », un squelette de T-Rex adjugé 50,1 millions de dollars en juillet dernier.
Ce squelette de Nanotyrannus mesure un peu moins de 3 mètres de haut et près de 6 mètres de large. Si les scientifiques ont longtemps pensé qu’il pourrait s’agir d’un jeune T-Rex, le Nanotyrannus est finalement considéré comme un dinosaure à part.
191 éléments osseux
Le spécimen adulte vendu cette semaine serait extrêmement bien conservé. Il présente 191 éléments osseux et un crâne « pratiquement complet », selon Sotheby’s. Le squelette a été adjugé avec « tous les droits », ce qui ouvre la possibilité à son nouveau propriétaire de créer des répliques du squelette afin de les revendre. Son nom, « Jodi », fait référence à une éleveuse du Montana qui l’a découvert en 2019.
La vice-présidente et directrice mondiale des sciences et de l’histoire naturelle chez Sotheby’s a remercié ceux qui ont participé aux recherches, comme le rapporte The Guardian : « Leur passion et leur expertise ont joué un rôle fondamental dans l’histoire de Jodi. » « De la découverte à la fouille, leur engagement à comprendre et à préserver ce spécimen remarquable nous a permis d’en arriver là aujourd’hui, ce qui prouve que nous pouvons tous apporter une contribution majeure à la science », a-t-elle ajouté.
Des avis partagés
Mais la vente de ce spécimen ne fait pas totalement l’unanimité. Un auteur et maître de conférences en paléontologie des vertébrés à l’université du Maryland a regretté que le squelette de Jodi rejoigne potentiellement une collection privée, bien que l’identité du nouvel acquéreur ne soit pas encore connue. « S’il se contente d’orner le hall d’entrée ou la salle de bal de l’une des demeures d’un milliardaire, invisible et inaccessible à tous […], il est de fait perdu tant pour le public que pour la communauté scientifique », a-t-il déploré.