20 Minutes avec AFP
Lauréat du Nobel en 1997 pour ses travaux sur le refroidissement des atomes, le physicien français Claude Cohen-Tannoudji, est décédé ce vendredi. Il y a 29 ans, il avait été couronné à Stockholm conjointement avec les Américains Steven Chu et William D. Phillips pour le développement de méthodes servant à refroidir et à confiner des atomes à l’aide de lasers.
A température ambiante, les atomes et les molécules présents dans l’air se déplacent à une vitesse vertigineuse. Pour pouvoir les étudier et utiliser leurs propriétés, il faut les refroidir. Au cours des années 1980, Claude Cohen-Tannoudji, Steven Chu et William D. Phillips ont mis au point différentes méthodes à cette fin.
Les atomes froids, son domaine
Ces recherches ont « permis des progrès spectaculaires dans le domaine des atomes froids », souligne le Laboratoire Kastler Brossel, unité mixte de recherche de l’Ecole normale supérieure, de Sorbonne Université, du Collège de France et du Centre national de la recherche scientifique (CNRS), où il travaillait et qui a salué vendredi les « contributions exceptionnelles » de cette « figure majeure ».
Parmi les applications entrées dans notre vie quotidienne : les horloges atomiques, essentielles notamment aux systèmes de télécommunications et de navigation, qui ont pu atteindre une précision extrême.