Aymeric Le Gall
Après la pluie vient le beau temps. Empêtré dans une crise que l’on pensait fatale pour lui, Gianni Infantino se refait gentiment la cerise et retrouve du poil de la bête en vue des prochaines élections à la Fifa. C’est avec un grand sourire que le dirigeant italo-suisse a en effet accueilli la nouvelle du soutien du président de la Confédération asiatique de football (AFC), Cheikh Salmane ben Ibrahim al-Khalifa, pour cette élection.
« Je pense que nous réaffirmons bien sûr notre engagement total à vous soutenir, vous et votre leadership, alors que vous briguez un nouveau mandat en tant que président de la FIFA », a-t-il déclaré.
Infantino à nouveau dans un fauteuil pour se faire réélire ?
Une volte-face dans les règles de l’art pour celui qui avait d’abord choisi de soutenir l’opposition à Infantino après l’annonce de son projet (avorté) de vente des droits commerciaux de la Coupe du monde à des investisseurs privés. Il faisait même partie de la short-list des personnes pouvant se présenter face à l’ancien chauve/tireur de boules à l’UEFA.
Sans aucun candidat crédible face à lui, alors même que la date butoir du dépôt des candidatures approche à grand pas, Gianni Infantino semble donc à nouveau en position de force face à une confédération européenne qui peine à s’unir et à convaincre du bien-fondé de se lancer en campagne contre le boss de la Fifa.