Astronomie : Les 5 infos à connaître pour briller en regardant les étoiles cet été
vers l’infini et au-delà•A l’occasion des Nuits des étoiles, du 1er au 3 août, on vous donne cinq trucs pour frimer pendant vos soirées d’été à la belle étoileManon Minaca
L'essentiel
- A l’occasion des Nuits des étoiles, qui se tiendront partout en France du 1er au 3 août, on vous aide à y voir plus clair dans le ciel nocturne et ses milliers d’étoiles.
- Planètes, constellations, triangle de l’été… Notre voûte céleste est pleine de petits bijoux aussi simples à repérer que magnifiques à contempler.
- Il ne faut par exemple pas confondre l’étoile du berger, qui est une planète, et l’étoile polaire, qui indique le nord céleste autour duquel nous voyons tourner les étoiles au cours de la nuit.
L’été, ses douces soirées et son ciel (en général) dégagé. La période parfaite pour lever la tête et observer la voûte céleste qui nous fascine tant. Si regarder les étoiles est un passe-temps vieux comme l’humanité, on peut vite s’y perdre dans ce vaste plafond scintillant, où brillent des milliers d’objets. Mais pas de panique ! A l’occasion des Nuits des étoiles, qui se tiennent cette année du 1er au 3 août, 20 Minutes vous donne cinq astuces d’observation pour frimer en regardant les étoiles.
L’étoile du berger… n’en est pas une
On la connaît tous au moins de nom : l’étoile du berger, l’astre le plus brillant qu’on peut voir dans le ciel sur Terre, après le Soleil et la Lune. Ce qu’on sait beaucoup moins, c’est qu’il ne s’agit pas d’une étoile mais d’une planète : Vénus.
Très visible dans le ciel grâce à sa forte luminosité, « c’est le dernier astre qu’on voit avant que le jour se lève ou le premier qu’on voit quand le soleil se couche, selon qu’on est du même côté du Soleil qu’elle ou pas », explique Olivier Las Vergnas, astronome et président de l’Association française d’astronomie.
Tout l’été, elle est visible le matin, juste avant le lever du soleil. Elle « changera de côté » à l’automne, où on pourra donc l’observer le soir, après le coucher du soleil.
Bonus (Ne nous remerciez pas) : il ne faut pas confondre cet astre avec l’étoile polaire, qui est, elle, une « vraie » étoile. Véritable boussole dans le ciel, « elle marque exactement le nord céleste » et est la seule étoile à ne pas bouger dans le ciel sous l’effet de la Terre qui tourne. C’est d’ailleurs autour d’elle que toutes les étoiles bougent, parce que l’étoile polaire se trouve dans le prolongement de l’axe de la rotation de la Terre.
Les planètes, stars de la nuit
Avec Vénus, notre étoile du berger, d’autres planètes sont visibles pendant la nuit. C’est notamment le cas de Mars, Jupiter et Saturne, facilement identifiables dans le ciel car elles sont plus brillantes que les étoiles. D’autres particularités permettent de les identifier : elles scintillent moins que les étoiles, « comme une lampe qui ne varie pas en éclat », illustre Olivier Las Vergnas. La couleur est aussi un bon moyen de reconnaître les planètes : « Mars est orange, presque rouge, Vénus est bien jaune et Saturne est un peu plus terne, jaune plomb », décrit l’astronome.
Concernant leur position dans le ciel, les planètes « sont toujours sur la même bande dans le ciel, sur la trajectoire que prend le Soleil », poursuit-il. Elles se lèvent donc à l’est, montent à mi-hauteur dans le ciel puis descendent vers l’ouest « en suivant une espèce d’autoroute », appelée l’écliptique.
En août, Saturne se lève à l’est vers minuit, suivie de Vénus vers 3h30 puis de Jupiter à 4h15. Mars n’est pas très visible en ce moment car elle se couche quasiment dans les lueurs du Soleil, en début de nuit. A noter que Mercure est aussi techniquement visible, mais son observation est plutôt réservée aux habitués qui connaissent bien le ciel.
Quelques constellations
Quand on parle astronomie, difficile de passer à côté des constellations. La plus connue est la Grande Ourse, parfois appelée « grande casserole ». Si vous cherchez l’ours, vous ne le verrez pas : la « casserole » ne représente qu’une partie de la constellation, à savoir la queue et le bas du dos de l’animal. A côté de la Grande Ourse, on peut trouver son binôme, la Petite Ourse, elle aussi en forme de casserole. Repérable par l’étoile polaire, qui se trouve au bout de sa queue, elle est très visible à la campagne mais pas en ville, du fait de sa faible luminosité.
En partant de la Grande Ourse, vous pouvez aussi trouver Arcturus, l’étoile la plus brillante de la constellation du Bouvier. Pour la repérer, il suffit de « prolonger l’arc de la queue de la casserole de la Grande Ourse d’à peu près trois fois sa longueur », décrit Olivier Las Vergnas. On tombe alors sur une étoile orange : c’est Arcturus, qui représente une pointe du cerf-volant que forme le Bouvier.
Le « triangle de l’été »
Moins connu que les constellations, le « triangle de l’été » est un ensemble de trois étoiles, Véga, Deneb et Altaïr, situées respectivement dans la constellation de la Lyre, du Cygne et de l’Aigle. Pour les identifier, rien de plus simple : ce sont les étoiles les plus brillantes au-dessus de nos têtes (et qui ne sont pas des planètes).
Vers minuit, il suffit de « lever la tête au zénith, c’est-à-dire à la verticale, et de repérer l’étoile la plus brillante : c’est Véga », conseille Olivier Las Vergnas. C’est l’étoile la plus haute du triangle. Vers le sud-est, on trouve Altaïr, et Deneb se trouve au nord-ouest.
Petit bonus si vous trouvez la Voie lactée : elle longe le triangle, sur la ligne formée par Altaïr et Deneb. Si vous êtes un peu perdu, pas de panique : vous pouvez vous aider d’une carte du ciel papier ou d’applications interactives, très pratiques pour ne pas se perdre dans le ciel.
Faire de belles photos est accessible à tout le monde
Après avoir déballé votre savoir sur le ciel et ses objets, vous pouvez passer au niveau supérieur : les photos de la voûte céleste. Il est possible de prendre de magnifiques clichés avec n’importe quel smartphone équipé d’un mode nuit. Deux règles à absolument respecter pour garantir de belles images : faire en sorte que son téléphone ne bouge pas d’un cheveu – vous pouvez utiliser un support ou un trépied, ou caler votre appareil avec ce que vous avez sous la main –, et faire des poses longues.
Olivier Las Vergnas recommande d’utiliser le retardateur pour ne pas faire bouger le téléphone en déclenchant la photo. Quant au temps de pose, on peut obtenir de belles photos en cinq ou dix secondes, mais trente secondes permettent d’obtenir plus de détails. On peut notamment voir, à condition d’avoir un beau ciel bien noir, les bras de la Voie lactée et la couleur des étoiles, que l’on voit encore plus en poussant jusqu’à une minute de pose. Une bonne manière de voir facilement ce que nos yeux, trop peu sensibles, ne perçoivent pas.
Notre dossier sur l'astronomieSi vous voulez aller plus loin et pousser vos connaissances sur le ciel, rendez-vous du 1er au 3 août partout en France pour les Nuits des étoiles, un ensemble d’événements gratuits destinés à faire découvrir l’astronomie et le ciel estival au grand public. Cette année, plus de 500 manifestations sont organisées sur tout le territoire. Vous pouvez retrouver les événements près de chez vous sur cette carte interactive.



















